L’Attorney General, qui était face à la presse hier matin, a défendu l’ex-ministre bec et ongles après que sa compensation à hauteur de Rs 15,160,000 a fait des vagues dans l’opinion publique. Selon Maneesh Gobin, Raj Dayal a été une victime de l’ancien régime puisque la décision prise à l’époque de le révoquer était purement “bancale.” D’ailleurs, l’Attorney General est d’avis que le gouvernement d’alors aura à expliquer les raisons pour lesquelles il a poussé Dayal à prendre la porte, alors que celui-ci était commissaire de police. Aux dires de l’Attorney General, le cas de Raj Dayal pourrait faire école, car “dans ce case, Raj Dayal était avant tout un fonctionnaire ki’nn rant travay kom gard le 10 février 1971.” Cette affaire devrait, selon ce dernier, intéresser tous les fonctionnaires: “Ki arive kan met fonksioner deor, kan al lakour case dismiss? Pa pey fonksioner?”

Et Maneesh Gobin de rappeler qu’entre la décision du gouvernement Ramgoolam, qui remonte à 1999 et la retraite prévue de Dayal, il y a eu une période de 10 ans, sur laquelle l’Accountant General s’est appuyé pour faire le calcul visant à compenser l’ancien commissaire. “Ce n’est ni moi, ni le State Law Office qui sommes parvenus à ce calcul, mais l’Accountant General qui a informatisé le montant en septembre 2013. Nous n’étions pas, alors, au gouvernement!” Le salaire de Raj Dayal, a-t-il ajouté, est régi par le rapport du Pay Research Bureau.

Et de s’appesantir sur le fait que le montant de la compensation relève d’un calcul basé sur les différents benefits et reduced pensions du concerné après une déduction de la taxe. Maneesh Gobin a même tenu a faire ressortir que le paiement a été effectué par transfert bancaire sur le compte de Raj Dayal. Si l’Attorney General concède que les Rs 15 M payées à Raj Dayal sont financées par les contribuables: “Oui, c’est l’argent des contribuables”, il explique que cela est ainsi puisqu’il s’agit du salaire d’un fonctionnaire. “Je n’ai rien à redire sur le traitement de ce dossier”, a déclaré Maneesh Gobin, qui s’est défendu: “Pe vinn fer krwar ki gramatin monn leve monn sign enn shek monn donn li!”