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Le nombre de cas de VIH/Sida a augmenté de 382 en 2018 pour atteindre 7 421 au total en décembre 2018. Les femmes représentent sur ce total 25,8%, mais la proportion de femmes parmi les nouveaux cas était de 42,9%, contre 11,6% en 2004. Sur les 164 nouveaux cas de VIH /sida détectés chez les femmes l’année dernière, pour 80,5% l’hétérosexualité en était le mode de transmission alors que l’injection de drogue ne représentait que 11,6%. Pour les 218 nouveaux cas chez les hommes, le mode par transmission hétérosexuelle et injection de drogue était quasiment équivalent, soit 46,3% et 45,9% respectivement. Parmi les nouveaux cas détectés, plus de la moitié (56%) était âgés de 20 à 39 ans.

Ce sont les femmes qui étaient majoritaires parmi les plus jeunes, groupe d’âge des 20 à 29 ans, tandis que les hommes étaient principalement dans le groupe des 30 à 39 ans. Il y a en outre eu moins de décès parmi les femmes que les hommes, les femmes étant plus nombreuses que les hommes dans la population. En 2018, 5 939 hommes sont décédés, contre 4 848 femmes. Le taux de mortalité pour 2018 était de 9,5 pour mille chez l’homme et de 7,6 pour la femme.

Ce sont le diabète et les maladies cardiaques qui étaient les principales causes de décès chez les femmes et les hommes. Le diabète sucré et les maladies cardiaques étaient respectivement responsables de 21,6% et 19,0% des décès chez les femmes et de 19,6% et 20,5% des décès chez les hommes. Les maladies cérébrales n’étaient responsables que de 9,7% des décès chez les femmes et de 8,3% chez les hommes. Les causes de décès spécifiques aux femmes, telles que le cancer du sein et de l’utérus, ont été responsables de 5,3% des décès chez les femmes. Comparativement aux hommes, les femmes étaient plus susceptibles de mourir d’une maladie hypertensive et de néoplasmes, mais moins susceptibles de mourir d’une cirrhose et de se suicider.