Plusieurs pensionnés, qui reçoivent une allocation du Statutory Bodies Family Protection Fund (SBFPF), n’ont rien obtenu pour le mois de janvier. Alors que leur pension est d’ordinaire versée sur leur compte bancaire chaque mois, vers le 24 ou le 25, l’exercice a cette fois donné lieu à une grande pagaille. Celle-ci résulterait du passage à un nouveau programme d’informatisation du système, l’organisme ayant changé de programmeur. Problème : cette étape s’est avérée chaotique pour certains pensionnés.
Jeudi après-midi, des pensionnés outrés nous ont relaté leurs péripéties vécues à la banque et dans les locaux du Statutory Bodies Family Protection Fund (SBFPF). A la banque, on leur a signifié que ce dernier bureau était seul responsable du chaos. Depuis, d’autres pensionnés nous ont fait part de leurs critiques, tandis que quelques-uns expliquaient ce lundi que le problème était soit résolu, soit toujours en suspens. Aussi, les critiques ont fusé à l’endroit de ceux occupant des postes à responsabilité au sein du SBFPF. Interrogé, un porte-parole de l’administration, Raj Appadoo, explique que c’est seulement fin janvier que des pensionnés ont eu à faire face à certaines difficultés pour toucher leur pension. Et de donner la garantie que pareille situation ne se renouvellera plus à l’avenir.
Soulignons que le SBFPF tombe sous la responsabilité du ministère des Administrations régionales, et ce du fait que ces bénéficiaires de pensions sont d’anciens employés des municipalités et de Conseils de district. L’année dernière, l’administration du SBFPF avait décidé d’allouer le contrat pour l’informatisation du système à la firme Mauritius Computer Services. Mais, semble-t-il, rien n’a été fait pour assurer le “parallel checking”, de même que le “manual input”, soutient un des pensionnés, visiblement très remonté. Détails qui nous ont été confirmés par un fonctionnaire des Administrations régionales. Ce qui explique que l’on ait assisté à des situations des plus chaotiques, à l’instar d’allocations de pensionnés versées sur le compte d’autres bénéficiaires. A noter aussi que quelques pensionnés ont eu la chance d’être payé en liquide en se rendant directement aux locaux du SBFPF. D’autres, moins chanceux, auront cependant eu à se serrer la ceinture.