Le transfert massif des médecins urgentistes postés dans les différents hôpitaux régionaux a pris le personnel concerné de court. C’est dans l’après-midi de jeudi dernier que les médecins ont été informés de leur transfert et ils sont dans leur nouveau lieu de travail depuis hier. Depuis la mise en route du Service d’Aide Médicale d’Urgence en 1997, c’est la première fois que les différentes équipes de médecins sont transférées et le ministère de la Santé ne leur a donné aucune indication quant à un éventuel changement. Personne ne connaît les raisons ayant poussé le ministère à procéder à ce transfert massif et la Medical & Health Officers Association, le syndicat des médecins généralistes, a fait part officiellement de son mécontentement à qui de droit sur le manque de consultation à ce sujet. Cette mutation donne lieu à une colère généralisée parmi les urgentistes pour deux raisons spécifiques. D’abord ils sont aujourd’hui beaucoup plus éloignés de leur lieu de résidence alors que le personnel soignant, soutiennent-ils, doit être à distance raisonnable de leur lieu de travail afin de « step in » rapidement s’il doit effectuer des remplacements au pied levé. Quelques exemples de cet éloignement : un médecin habitant Flacq a été transféré à l’Hôpital du nord ; un autre doit sortir de Triolet pour se rendre à l’Hôpital de Flacq ; un médecin de Beau-Bassin est affecté à présent à l’Hôpital de Rose-Belle tandis qu’un de ses collègues domicilié à Rose-Belle prend la route pour l’Hôpital Victoria à Candos.
Ensuite, les médecins urgentistes affirment que chaque équipe était familière aux différentes localités et rues de la région couverte par leur unité respective et cette connaissance des lieux permet, selon eux, d’intervenir très rapidement dès que le SAMU est sollicité par le public.