Les institutions religieuses et charitables ont été sommées d’honorer leurs dettes de Rs 26,3 millions auprès de la Wastewater Management Authority (WMA). La plupart d’entre elles disent toutefois ne pouvoir le faire, car elles n’enregistrent aucun profit.
Une décision avait été prise par le gouvernement de raccorder les Religious & Charitable Institutions gratuitement au réseau de tout à l’égout, tout comme les maisons individuelles. « La décision remonte à août 2002, soit un an après l’entrée en opération de la Wastewater Management Authority », souligne Sulaiman Hansrod, président du conseil d’administration de la WMA. Toutefois, ces institutions doivent payer les redevances de la WMA. Somme qui n’a pas été réglée par la majorité des institutions. « À ce jour, le montant de leurs dettes s’élève à Rs 26,3 millions », indique Sulaiman Hansrod. « C’est un manque à gagner pour la WMA car nous investissons beaucoup dans les nouveaux projets ».
Sulaiman Hansrod fait ressortir qu’une connexion au réseau de tout-à-l’égout peut coûter Rs 115 000 ou plus. « Après les procédures de raccordement, qui constituent un investissement massif pour la WMA, il est tout à fait normal que ces institutions commencent à payer leurs redevances auprès de la WMA », estime-t-il. La WMA, dit-il, intervient à chaque fois que ces institutions sollicitent ses services pour le déblocage et le nettoyage de la ligne, soit des opérations qui se font gratuitement. « Ces institutions bénéficient d’un service d’entretien gratuit. Nous leur offrons même une considération spéciale ».
D’après les chiffres de la WMA, 195 institutions sont concernées par ce paiement, sur un total de 259 institutions raccordées au réseau de tout à l’égout. Seulement 64 d’entre elles payent régulièrement leurs factures. La décision d’exiger des redevances faisant des mécontents, Sulaiman Hansrod relate que la WMA avait convoqué en 2007 « les représentants des Religious & Charitable Institutions individuellement à des réunions pour leur expliquer qu’ils doivent s’acquitter de leurs redevances ». « Si elles viennent de bonne foi avec l’intention de régler leurs factures, la WMA est tout à fait d’accord de faire un effort pour enlever les surcharges et effectuer le paiement en plusieurs tranches. D’ailleurs, les cas sont considérés sur une base individuelle ».
Au niveau des institutions religieuses et charitables, la réclamation des dettes est loin d’être bien accueillie. Selon Salim Muthy, qui représente les intérêts de certaines institutions, une lettre a été envoyée au Bureau du Premier ministre pour que la sommation reçue par les établissements concernés soit annulée. « Une bonne partie des institutions religieuses et charitables ont des problèmes financiers. Ce sera difficile pour elles d’honorer leurs dettes », argue-t-il. Ce travailleur social trouve regrettable que le gouvernement réclame ces paiements aux orphelinats qui opèrent sans faire de profits. Ayant déjà rencontré certains hommes religieux, Salim Muthy relève que ces derniers sont prêts à négocier avec le gouvernement.