La vie n’a pas été tendre avec elle mais Shirley Ithier a su affronter tous ses écueils. Aujourd’hui, elle est heureuse de pouvoir partager son expérience et de dire aux autres qu’il ne faut jamais abdiquer devant les difficultés. Atteinte d’un cancer, elle a cru en ses chances de s’en sortir.
À la regarder aujourd’hui, il est difficile d’imaginer que Shirley Ithier a connu autant de déboires. Le dernier en date est sa lutte contre le cancer du sein, qui lui a laissé des séquelles, dont l’ablation. Il y a une vingtaine d’années, alors qu’elle était enceinte de sa fille aînée, elle a connu l’abandon. Elle s’est retrouvée à l’élever seule, de faire du porte à porte pour vendre des fleurs et des snacks afin de subvenir à leurs besoins. Elle a aussi souvent dû changer de travail.
Tourmente.
Comme Shirley ne voulait pas la laisser avec n’importe qui, la petite fille l’accompagnait partout. Une situation éprouvante pour la mère et son enfant. “J’ai connu l’abandon et la pauvreté. Ma fille et moi vivions dans un appartement, mais c’était une maison vide où nous dormions à même le sol sur une éponge. Nous ne mangions parfois que du pain sec”. À cause de sa situation précaire, elle avait du mal à payer ses factures.
Après avoir longtemps galéré, Shirley a fait la connaissance de celui qui est aujourd’hui son époux, Alvin. Elle menait une existence heureuse auprès de lui et des deux enfants qui sont nés de leur union, mais la voilà de nouveau dans la tourmente : l’année dernière, après un examen médical, elle apprend qu’elle a un cancer.
Shirley est choquée. À l’annonce de cette nouvelle, c’est le monde qui s’écroule sous ses pieds. Il a fallu suivre les divers traitements, la chimiothérapie et la radiothérapie, plus l’ablation du sein. Un épisode éprouvant. “C’était une grande souffrance. Parfois, je sentais des démangeaisons et même des brûlures.”
Soutien.
Mais Shirley a été aidée par le soutien de ses proches, particulièrement de son époux Alvin et de leurs trois enfants. “Ils ont tout le temps été présents à mes côtés. À la maison, ma cadette était là pour m’apporter à boire ou pour m’accompagner aux toilettes”.
Sa très grande foi lui a également permis de défier l’adversité. D’autres personnes de sa connaissance dans le même état avaient baissé les bras, mais Shirley avait choisi de se battre et d’être positive. Une force et un courage qui seraient dus à sa confiance en Dieu, son appui.
La prière a été encore plus présente dans son quotidien. “J’étais confiante que j’allais guérir. Je lisais beaucoup de versets bibliques et je regardais des clips spirituels sur YouTube pour me donner du courage. Cela a contribué à me rendre encore plus forte.”
Se battre.
Mais elle avoue qu’il lui est arrivé de sentir parfois que le mort était proche. Dans un de ses rêves, elle se voyait dans un tunnel, avec une lumière au fond. Malgré sa foi, il lui est arrivé de douter, comme au début de sa maladie. “Lorsque j’ai appris que j’avais un cancer, je voulais mourir tout de suite.”
Pour avoir vu sa mère mourir du même mal, Shirley Ithier a voulu épargner cela à ses enfants. “Je ne voulais pas qu’ils voient ma souffrance. Cela a été très dur pour moi quand ma mère a disparu après un cancer. Je ne voulais pas admettre que j’étais atteinte du même mal”.
Sa participation dans une assemblée de prière lui a été salutaire. Elle a ensuite décidé de se prendre en main, de se battre et de ne pas se laisser aller. “C’est là que ma foi a grandi.”
Confiance en Dieu.
Après toutes les épreuves qu’elle a subies, elle se sent aujourd’hui resplendissante et pleine de vie. Tout cela l’a motivée pour produire un deuxième CD (“Ton nom est Jésus”), où elle raconte son expérience et où elle témoigne de sa foi et de sa confiance en ce Dieu qui lui a tenu la main tout au long de l’épreuve. “Je me suis laissée inspirer par les versets bibliques pour raconter ma force et ma foi.” Elle confie qu’elle doit sa vie à la trinité : le Père, qui s’est tout le temps mis debout pour elle; le Fils, qui l’a guérie; et le Saint-Esprit, qui lui a donné courage et force pour faire face à la maladie.
Directrice d’une garderie à Albion, elle remercie les parents qui l’ont soutenue et qui ont cru en ses chances de guérison. Elle sait que, désormais, elle n’est plus seule. “Dieu est là.”