En mission à Bruxelles récemment, le ministre de l’Agro-industrie Mahen Seeruttun a réitéré le besoin d’effectuer une étude le plus tôt possible pour évaluer l’impact de l’abolition des quotas sucriers en Europe à partir de 2017 sur les économies des pays ACP producteurs de sucre. C’est en tout cas ce qu’il a dit au commissaire européen à l’Agriculture et au Développement rural, Phil Hogan. « Ces pays ACP, qui vendent leurs sucres à l’Union européenne, passent par des moments difficiles à cause de la baisse sensible des prix du sucre, qui est intervenu plus tôt que prévu, conséquence directe de l’abolition imminente des quotas sucriers en Europe. »
Mahen Seeruttun a fait un plaidoyer pour le déboursement des fonds restants sous les mesures d’accompagnement aux pays qui n’ont pas encore obtenu leurs allocations pour les aider à compléter leur programme de réformes qui rendra leur industrie plus compétitive. Tout en disant comprendre l’inquiétude des pays ACP, le commissaire Hogan a clairement fait ressortir que la décision concernant l’abolition des quotas sucriers était irréversible. Il a été cependant très attentif aux arguments des membres de l’ACP Sugar Bureau, qui accompagnaient le ministre Seeruttun, concernant le déboursement des fonds sous le programme des mesures d’accompagnement et l’appel pour le renouvellement de tels types d’aide. Il leur a promis qu’il en discutera avec le commissaire européen au développement. Le commissaire Hogan a aussi accepté de soutenir toute démarche en faveur d’une étude interne au sujet de l’impact de l’abolition des quotas sucriers sur les pays ACP producteurs de sucre. Les officiels des deux parties, l’UE et les ACP, se rencontreront le plus tôt possible pour finaliser les termes afin que cette étude puisse rapidement débuter.
S’agissant de la deuxième phase du programme des recherches et de l’innovation sur le sucre, le commissaire Hogan a indiqué que le « EU Research Agenda Horizon 2020 » est ouvert à toutes les institutions, dont celles venant des pays ACP. Il a invité ces pays à prendre avantage de ces possibilités. Mahen Seeruttun a dit au commissaire Hogan que Maurice a déjà mené une étude sur l’impact social, économique et environnemental de l’abolition des quotas en 2017. Il lui a remis une copie de cette étude pour considération. Toujours à Bruxelles, devant les représentants des pays ACP, le ministre a mis l’accent sur l’importance du sucre dans les économies de ces pays, et les besoins d’outils appropriés, en vue des défis à venir, d’assurer des marchés stables et renouvelables.