Un habitant de Baie-du-Cap est en observation à l’unité de soins intensifs de l’hôpital Nehru depuis mercredi. L’homme avait été retrouvé par la police alors qu’il gisait inconscient, les pieds ligotés et en sang, dans un buisson à Morcellement Didi, Surinam. Son état était si inquiétant qu’un policier a dû escorter l’ambulance qui le transportait. Même si l’individu n’a pu donner jusqu’à l’heure sa version des faits, les enquêteurs sont néanmoins d’avis qu’il aurait pu être victime d’un règlement de comptes.

Selon les premiers éléments de l’enquête, une querelle entre deux voisins serait à l’origine de l’agression. Ainsi, mardi soir, alors que l’un d’eux dormait avec les autres membres de sa famille, deux hommes, munis de sabres et d’une barre de fer, se seraient introduits dans la cour familiale avant de faire voler en éclats les vitres d’une voiture. En entendant le bruit, le propriétaire et ses proches se seraient précipités sur les lieux, ayant ainsi le temps d’apercevoir les malfrats prendre la fuite.

D’autres habitants de la localité, alertés par les bruits, seraient ensuite arrivés, prenant en chasse les individus. Jusqu’à ce qu’ils en attrapent un. Selon la police, l’un des deux malfrats, un habitant de Baie-du-Cap, aurait alors été passé à tabac avant d’être ligoté puis jeté dans un buisson. Un habitant de la localité aurait ensuite prévenu la police de Souillac, afin que les forces de l’ordre viennent récupérer l’individu en question.

Les enquêteurs sont par ailleurs en possession des images CCTV du domicile du propriétaire de la voiture, qui ont enregistré la scène de vandalisme. Si ce dernier affirme ne pas connaître l’habitant de Baie-du-Cap, il a néanmoins dit avoir eu une altercation avec un voisin la semaine dernière. L’homme, qui habite la même cour, aurait été fâché car la voiture de son voisin obstruait un passage, allant jusqu’à faire comprendre que l’affaire était « loin d’être terminée ». Aussi le propriétaire de la voiture vandalisée soupçonne que les malfrats qui se sont introduits chez lui auraient été envoyés par son voisin. La police tente de faire la lumière sur ce qui s’est passé et de mettre la main sur les agresseurs de l’habitant de Baie-du-Cap.