Plus de 70 employés de l’usine Texto Ltée située à Vallée-des-Prêtres ont manifesté durant leur pause déjeuner contre le licenciement au sein de l’usine d’au moins 40 personnes. La direction de l’usine a procédé récemment à la réduction de son personnel, invoquant la crise économique et des commandes qui se font rares…
Menés par Atma Shanto, porte-parole de la Fédération des Travailleurs Unis (FTU), les employés de cette usine de textile sont venus témoigner leur solidarité envers 43 de leurs anciens collègues, qui se retrouvent depuis le 29 mai dernier au chômage après avoir été licenciés de l’usine. Le département des ressources humaines de l’usine, dans une précédente déclaration au Mauricien, avait confirmé la réduction du personnel pour des raisons économiques, ajoutant que l’usine passerait par une « période difficile ». Les critères pris en considération pour effectuer le licenciement étaient l’âge, la performance et le nombre de jours d’absence.
Atma Shanto, tenant son porte-voix, a critiqué en premier lieu la mise à exécution de la décision de l’usine de limoger les employés seulement cinq jours après avoir notifié le ministère du Travail. Selon le syndicaliste, une partie des employés auraient été licenciés le 29 mai dernier et l’autre partie le 1er juin alors que la direction aurait informé le ministère dans une lettre datant du 24 mai dernier. Pour Atma Shanto, le licenciement à l’usine Texto Ltée « n’est pas en conformité avec les lois du Travail ». « Aucun travailleur à Maurice n’est en sécurité… Le gouvernement doit prendre les décisions qui s’imposent afin d’arrêter l’hémorragie », dit-il en faisant référence aux nombreux cas de licenciement à travers le pays. Adressant une pique au gouvernement, M. Shanto a tenu à rappeler la promesse de l’Alliance Lepep faite durant la campagne électorale concernant la création d’emplois.
Une rencontre tripartite est prévue ce jeudi et devrait être présidée par le ministre du Travail par intérim, Showkutally Soodhun. Jusque-là, la direction de l’usine a fait des propositions, qui ont rejetées catégoriquement par le syndicat. Affaire à suivre…