Arrêté la semaine dernière par l’Anti-Drug and Smuggling Unit (ADSU) dans le sillage de l’enquête sur la saisie de 7,6 kg d’héroïne et 6,6 kg de cannabis dans des statuettes sur le navire John Rockmers en provenance de Madagascar, en mai 2017, le juge arbitre de la fédération du kickboxing Steeves Isbester a nié toute implication dans cette affaire. Ce quinquagénaire, positivement identifié par la Malgache Hari Rakotomanavo, affirme ne pas connaître cette dernière ni sa cousine, Marie Gorretie Elizabeth Minoarisoa, et avance qu’il ne les a jamais rencontrées.
Il a ajouté être parti à Madagascar à plusieurs reprises « dans un cadre sportif » et pour « parfaire sa connaissance » en tant que juge arbitre. Or, les hommes du surintendant Sharir Azima ont eu confirmation que la fédération de kickboxing ne lui a jamais recommandé d’effectuer de voyages à Madagascar à ce sujet. Steeves Isbester sera bientôt interrogé sur sa relation avec Steeve Sam, le présumé cerveau de ce réseau de drogue.   
Arrêtée avec sa cousine Marie Gorretie Elizabeth Minoarisoa, Hari Rakotomanavo avait affirmé aux enquêteurs que toutes deux travaillaient comme marchands ambulants à Maurice, où elles écoulent des produits artisanaux. Hari Rakotomanavo avait affirmé aux enquêteurs qu’elle ignorait que sa marchandise renfermait de la drogue et avait évoqué une association de commerçants qui aurait importé une cargaison de produits saisis par l’ADSU. Comme elle ne connaissait pas bien Steeves Isbester, elle n’avait divulgué que son prénom et une description de l’individu. La Malgache a allégué qu’en avril, le juge arbitre avait fait le déplacement à Madagascar île, où il avait placé trois sacs dans le conteneur transportant leurs produits. Elle soupçonne le juge arbitre d’avoir dissimulé de la drogue dans leurs marchandises.
Outre Steeves Ibester, la police interrogera également Steeve Sam, qui a été pincé pour une autre affaire de drogue cette année. D’autres développements sont attendus au niveau de l’enquête dans les prochains jours.