Dans un article signé Kung Fu Panda publié récemment dans la page Forum du Mauricien, dénonçant avec force le traitement accordé aux cancéreux fréquentant l’Hôpital Victoria, Candos, une correspondante avait demandé à l’Honorable Paul Bérenger, lui-même atteint d’un cancer, de venir se rendre compte de visu du chaos qui règne au département concerné de cet établissement.
Eh oui, chers lecteurs/lectrices, pour les cancéreux chaque rendez-vous à l’hôpital Victoria constitue un véritable parcours du combattant.  Cela va de mal en pis.  Le nombre de cancéreux augmente de manière drastique et la politique de régionaliser le traitement du cancer reste toujours à l’état embryonnaire. Il est clair que le problème ne se situe pas au niveau du personnel soignant, mais davantage au plan de l’administration même.
Depuis trois ans déjà, je suis en traitement au sein de cet hôpital et je peux vous témoigner du dévouement de l’ensemble du personnel.  Je voudrais étendre mon appréciation à mon oncologue traitant madame  H., une vraie professionnelle. Elle traite chaque patient non pas comme un objet mais en tant que sujet.  Je crois qu’en dépit du chaos, il faudrait souligner et encourager cette lueur d’espoir.
Cela dit, la liste de doléances au département Cancer de l’hôpital Victoria demeure longue :
• Salle d’attente exiguë : les patients déjà malades, mal en point, en trop grand nombre, sont contraints d’attendre leur tour de longues heures durant.
• Très souvent des dossiers ou des résultats des tests sanguins des patients sont égarés.
• Des chaises dans la salle d’attente cassées depuis des mois ne sont pas réparées.
• La salle de chimiothérapie se situe à quelque 200 mètres de la salle de consultation.
• Le toit en tôle de la varangue de chimio est en ruine… en cette saison hivernale.
• Les malades sont des fois déplacés en civière sous le soleil ou la pluie sur de l’asphalte en mauvais état
• Depuis trois mois déjà les comprimés multi-vitamines ne sont plus disponibles…
• Le personnel est débordé au vu du nombre de patients ; il est évident que la qualité du traitement dispensé en souffre.

« Avons-nous un pilote à bord ?» lâche un médecin visiblement exaspéré par le manque d’organisation au sein de cet hôpital.
Après l’appel d’une correspondante de la page Forum à Paul Bérenger, avons-nous une chance que la situation évolue ?
Pour le moment nous n’avons comme arme que notre indignation.
Indignez-vous messieurs
Indignez-vous mesdames
En attendant notre Printemps mauricien…