C’est une saison 2014 chargée de nouveaux défis qui s’ouvrira dimanche prochain à Poste la Fayette pour le triathlon. Les Championnats nationaux de sprint donneront une bonne indication quant à ceux qui sont potentiellement qualifiables pour les Jeux du Commonwealth prévus du 23 juillet au 3 août à Glasgow et pour bien d’autres importantes échéances à moyen terme. Notamment, les championnats continentaux au Zimbabwe (12 avril), la coupe ITU de Sprint (1er juin au Morne) et les Jeux Olympiques de la Jeunesse à Nanjing, Chine (16-26 août).
2014 s’annonce donc bien différente de 2013 dont le seul fait marquant aura été le titre africain décroché chez les jeunes par Mathias Mongelard à Agadhir, Maroc. Le podium fut complété par ses compatriotes Timothée Hugnin et Grégory Ernest. La page est définitivement tournée d’autant que la nouvelle saison verra le retour de Fabienne St Louis, ‘l’olympienne’ de Londres 2012 sur le circuit mondial, la course à la qualification olympique pour Rio 2016 oblige.
Toutefois, dans l’immédiat, l’attention sera braquée sur les championnats de sprint et des deux épreuves de présélections prévues avant le sommet africain. Celles-ci seront suivies le 23 mars au Morne de la course fatidique des minima d’où émergera la sélection mauricienne. On devrait donc, dès dimanche, voir les prétendants afficher de bonnes dispositions puisque la majeure partie d’entre eux sont en stage intensif depuis le16 décembre dernier sous les directives de l’entraîneur français, David Bardi. « En 2013, on était plus concentré sur la préparation et les stages. On espère que cela va payer cette année lors des échéances importantes», dira le secrétaire général de la Fédération mauricienne de triathlon (FMTri), Alain St Louis. Il remercie, par ailleurs, Kris Appadoo, le président du Mauritius Sports Council qui a fait le nécessaire pour que la piscine Serge Alfred à Beau-Bassin soit accessible aux triathlètes durant les séances de natation.
Les jeux juniors, Douglas Carver et Georgia Zheemba ont également pu effectuer « deux semaines de préparation en Afrique du Sud» alors que les autres se sont montrés plutôt réguliers aux séances dirigées sur place par David Bardi. Par contre, le groupe a perdu Mathias Mongelard parti depuis quelques mois sous d’autres cieux, plus précisément, à Mayotte. Depuis, il n’a donné aucun signe.
Ce qui fait qu’ils ne sont plus que deux jeunes, en l’occurrence, Timothée Hugnin et Grégory Ernest, à posséder des chances de se qualifier pour les Championnats d’Afrique au Zimbabwe. « Mais Shenyl Nemdharry  affiche aussi des prétentions», estime Alain St Louis. « Ce trio est aussi éligible à une qualification aux Jeux Olympiques de la Jeunesse à Nanging. Carver et Ernest seront d’ailleurs en lice à la course de qualification prévue le 23 avril à East London, Afrique du Sud », ajoute-t-il.
S’agissant de la Coupe de sprint de l’ITU (Union internationale de triathlon), l’une des manches aura lieu à Maurice le 1er juin au Morne. Cette étape comptera à partir de cette année et pour les trois années suivantes pour la qualification olympique de Rio 2016. Les prétendants hommes et dames, dont Fabienne St Louis, pourront ainsi cumuler des points pour s’assurer d’une place dans les 140 meilleurs mondiaux afin de s’offrir le précieux sésame. Le 1er juin toujours, une course de semi-ironman sera organisée au Morne.
Cet événement passé, les regards seront alors tournés vers les Jeux du Commonwealth à Glasgow et pour lesquels Maurice devrait avoir quatre représentants, soit dans l’épreuve individuelle et dans celle du relais. On doit remonter en 2006 pour voir la première participation historique mauricienne à Melbourne par l’entremise de Michou Bhageea et Cédric Bathfield. Reste que cet événement pourrait aussi devenir dans les années futures, un des passages obligés à la qualification olympique, nous fait part Alain St Louis. « Si cette mesure devait devenir une réalité dans les quatre ans à venir, par exemple, lors des Jeux du Commonwealth 2018, le niveau en sera des plus relevé et les petites nations, telles Maurice, en seront les plus grandes perdantes. Deux réunions ont eu lieu à cet effet, la première aux J.O de Londres 2012 et l’autre en septembre 2013 pour en décider. On préférerait néanmoins que cet évenement conserve son cachet plus unificateur, sportif et culturel.»