Une enseignante, qui savourait son casse-croûte hier matin, a eu la mauvaise surprise de découvrir un cafard dans le sandwich qu’elle a acheté à la cafétéria de l’Université de Maurice (UoM). Les faits se sont produits aux alentours de 9 h 45 hier. C’est l’odeur particulière de cette bestiole qui l’a alertée alors qu’elle avait à moitié mangé son pain. Le cas a été rapporté au ministère de la Santé.
« J’ai acheté un pain végétarien curry d’aubergines et poivron à la cafétéria de l’Université de Maurice hier vers 9 h 45. J’ai mangé presque la moitié du pain et quand j’ai mordu le dernier morceau, j’ai entendu un bruit bizarre et senti une odeur particulière », relate cette habitante de Port-Louis. Dans le doute, après cette déplaisante bouchée, elle a vite fait de cracher le morceau de pain avalé dans le sachet en papier qui emballait son sandwich. En vérifiant le morceau, elle y découvre avec dégoût, précise-t-elle, la moitié d’un cancrelat. « Cela me suffisait, je n’ai pas vérifié s’il y avait l’autre partie dans le pain », dit-elle. L’enseignante, qui a horreur des cafards, repense sans cesse au fait d’avoir avalé un sandwich avec un cafard à l’intérieur sachant que ces bestioles sont porteuses de bactéries et d’infections. Cet incident soulève du coup des interrogations et inquiétudes quant aux procédures pour la gestion des aliments et de l’hygiène au sein de la cuisine de la cafétéria de l’Université de Maurice. Suite à cette expérience déplaisante, cette habitante de la capitale a tout de suite porté plainte au ministère de la Santé et de la Qualité en prenant soin d’apporter le pain infecté et l’insecte. « L’officier a vérifié le pain en présence d’autres personnes et ils ont scellé le pain dans un sac transparent comme dans les films policiers », témoigne notre interlocutrice. La plainte a été référée au bureau sanitaire de Saint-Pierre et le morceau de pain envoyé au laboratoire à des fins d’analyse. Des officiers ont également effectué une inspection des lieux. Une enquête a été initiée par le ministère de la Santé et la Qualité de la Vie, selon une source officielle.
À l’heure où nous mettions sous presse en début d’après-midi, le département des relations publiques de l’UOM n’avait toujours pas fait parvenir sa version des faits. Nous l’avions sollicité depuis le matin.