Un individu était poursuivi devant la Cour intermédiaire pour avoir pointé son pistolet sur un homme lors d’une dispute. Dans son jugement, la magistrate Ida Dookhy-Rambarrun a conclu qu’il n’y avait pas de preuves démontrant que l’accusé aurait utilisé son pistolet pour mettre en danger la vie d’autrui.
L’accusé répondait d’une charge de « possession of firearm with the intent to endanger life ». Il avait plaidé non-coupable en Cour. Selon le chef d’accusation, il aurait retiré son pistolet de la poche de son pantalon et l’aurait pointé sur le plaignant. Bien qu’il ait admis être le détenteur légal d’un pistolet et que l’arme était en sa possession au moment des faits allégués, l’accusé nie avoir pointé son arme sur quiconque. Il a déclaré par ailleurs qu’une dispute avait éclaté entre lui et le plaignant et que ce dernier l’avait menacé, ainsi que sa femme, avec un sabre. « Traumatisé » après cet incident, l’accusé avait décidé de ranger son pistolet dans sa poche et l’a porté pour sa propre sécurité. Selon les documents fournis en Cour, l’accusé est le détenteur légal du pistolet et est autorisé à le porter sur lui, à condition qu’il soit dissimulé.
Appelé à la barre des témoins, le plaignant ne pouvait se rappeler des circonstances qui ont mené à l’incident datant de 2012. Il aurait été blessé à la tête lors d’un accident et souffrirait depuis de trous de mémoire. Le plaignant n’a pas pu se rappeler comment l’incident s’est produit, et ce malgré de tentatives de lui rafraîchir la mémoire.
La magistrate, trouvant que seule la version du plaignant a été prise en considération par la poursuite, a statué qu’elle ne pouvait rendre un verdict de culpabilité dans ses circonstances. Elle a de ce fait rejeté la charge portée contre l’accusé.