Poste de Police de Vacoas

La police de Vacoas a arrêté un habitant de la localité âgé de 45 ans, et qui a sexuellement abusé de son épouse samedi. Pourtant, le tribunal Curepipe avait accordé un “protection order” à la demande de la victime, qui avance que le quadragénaire la « violente assez souvent ». Mais ce document n’a pas empêché son mari de la violer sous la menace d’un couteau.

Le suspect est attendu au tribunal de Curepipe ce lundi pour son inculpation provisoire après avoir passé le week-end en détention. Dans sa version des faits, la plaignante de 38 ans, travaillant comme caissière dans un supermarché, avance qu’elle a déjà logé des plaintes à la police contre son époux pour violence domestique. Et d’ajouter qu’elle subit des coups à chaque dispute.

L’épouse a aussi avancé que son mari, qui est chauffeur d’autobus, la harcèle en soutenant qu’elle aurait une liaison extraconjugale dans son travail. Mais cette dernière dit lui avoir expliqué qu’elle travaille sur un “shift system” et que, certains jours, elle est appelée à travailler jusqu’à 21h.

La trentenaire a également expliqué à la police qu’une discussion a éclaté vendredi matin alors qu’elle se trouvait dans la chambre de son fils parti à l’école. C’est alors que le trentenaire aurait sorti une arme tranchante qu’il a placée sous sa gorge. Il aurait ensuite déchiré les vêtements de son épouse pour l’agresser sexuellement. La victime soutient qu’elle n’était « pas consentante » à l’acte sexuel et qu’elle avait commencé à ressentir d’atroces douleurs au ventre.

La plaignante a alerté la police qui l’a récupérée chez elle pour l’emmener à l’hôpital Victoria, où elle est placée en observation. Ce n’est que 24 heures plus tard qu’elle a pu donner sa version des faits. La CID de Vacoas a pris l’affaire en main et une équipe menée par la Woman Police Inspector (WPI) Fowdur a arrêté le suspect sur son lieu de travail, à Vacoas.

L’époux n’a pas souhaité donner sa version des faits dans l’immédiat. La police l’a alors placé dans une cellule au centre de détention de Vacoas. Cette enquête se déroule sous la supervision de l’ASP Jheengut.