Le ministère de l’Industrie et du Commerce a été contraint de revoir sa récente décision sur l’âge des véhicules importés. Si son argument était centré sur la sécurité et le confort des utilisateurs, l’association des importateurs voyait la disparition de ce secteur d’un mauvais oeil. Parmi les cinq mesures qui prennent effet à compter du 1er juillet, le gouvernement revient sur l’âge des véhicules à être importés. Désormais, les importateurs de véhicules reconditionnés pourront continuer à importer des voitures ne dépassant quatre ans, contre trois ans comme annoncé par Ashit Gungah, ministre de l’Industrie, la semaine dernière. Les camions dont le “first registration” ne dépasse pas quatre ans pourront être importés. Pour les fourgonnettes, leur année se limite maintenant à six ans.
« Nous avons fait des représentations, chiffres à l’appui, pour démontrer que la décision du gouvernement assurait la mort de ce secteur. La décision de baisser l’âge des véhicules à être importés allait contre l’intérêt du pays et de ceux n’ayant pas les moyens d’acheter un véhicule neuf », a affirmé Zaid Ameer, porte-parole de la Dealers in Imported Vehicules Association. Il ajoute que la décision du ministre de l’Industrie, Ashit Gungah, de revoir l’âge des véhicules importés va « dans le bon sens ». Cet importateur de véhicules reconditionnés explique que huit véhicules sur dix qui sont importés à Maurice ont plus de trois ans. De ce fait, il fait ressortir qu’il est difficile de trouver ces véhicules qui sont demandés par le gouvernement. Si le gouvernement avait maintenu sa décision, Zaid Ameer prévoyait une augmentation obligatoire dans le prix de ces véhicules.
Lors d’un point de presse tenu à son ministère vendredi dernier, Ashit Gungah avait baissé l’âge des véhicules reconditionnés, qui sont importés par les importateurs locaux. Selon lui, il fallait remettre de l’ordre dans ce secteur car la situation était devenue « malsaine ». Par ailleurs, quatre autres décisions du ministère de l’Industrie ne changent pas. Ainsi, tous les numéros de châssis devront être au complet. Le Vehicle Identification Number permettra au propriétaire d’avoir l’historique de son véhicule. Les “Auction Sheets” devront être en anglais et le “grading”, lui, devra également être en anglais, ou en français.