Herkin Louis, alias Ken, a écopé de quinze années de prison, sentence que lui a infligée hier les magistrats Wendy Rangan et Raj Pentiah. Il avait plaidé coupable d’avoir violé, à deux reprises, et sodomisé la victime chez elle.
Ken Louis a été poursuivi sous trois chefs d’accusation, soit un concernant chaque délit. Celui-ci a été commis le 28 juin 2010, à Albion, où réside la victime aussi bien que son agresseur.
Ce maçon de 24 ans n’aurait pas agi seul. D’après l’acte d’accusation, il était accompagné de Jean Marie Spéville, alias Kélé, maçon également, âgé de 28 ans et habitant lui aussi Albion.
Le document d’accusation présente ce dernier comme étant l’accusé N°1, d’autant qu’il lui est reproché d’avoir commis les mêmes délits que son acolyte, c’est-à-dire d’avoir violé la jeune femme à deux reprises avant de la sodomiser. Toutefois, ayant plaidé non coupable, il sera entendu lors d’un procès séparé.
Dans leur sentence, les magistrats expliquent que le fait d’avoir reconnu ses actes et d’avoir présenté des excuses à la victime et à la cour constitue des éléments qui peuvent grandement plaider en sa faveur. Toutefois, il faut tenir compte de la gravité des délits et la façon dans laquelle leur auteur s’y sont pris pour les commettre. Ils citent un jugement du Privy Council datant de 1982, dans lequel Lord Lane avait écrit : « Rape is always a serious crime. Other than the wholly exceptional circumstances, it calls for an immediate custodial sentence… A custodial sentence is necessary for a variety of reasons. First of all to mark the gravity of the offence. Secondly to emphasis public disapproval. Thirdly to serve as a warning to others. Fourthly to punish the offender, and last but by no means least, to protect women. »
Abordant l’étendue de la peine de prison à être infligée, Lord Lane a soutenu que tout dépendait des circonstances. « That is a trite observation, but those cases of rape vary widely from case to case », avait écrit le Law Lord.
Wendy Rangan et Raj Pentiah rappellent que selon la section 249 (1) (A) du code pénal, le viol est punissable par une servitude pénale d’une durée de pas moins de dix ans et pas plus que quarante ans, alors que pour la sodomie, qui tombe sous la section 250 (1), la peine ne peut aller au-delà de cinq ans.
Quant aux circonstances dans lesquelles les délits ont été commis, Ken Louis est entré par effraction dans la chambre où dormait la victime, en passant par la fenêtre. Il l’a ligotée avant de passer aux actes.
Les magistrats finalement lui infligent 15 ans de prison pour chaque délit de viol et quatre ans pour sodomie. Toutefois, les peines seront purgées simultanément, mais des quinze ans qu’il aurait passées en prison, il a fera 943 jours de moins, soit le temps qu’il a passé en détention préventive.