Le National Economic and Social Council est vivement préoccupé par l’augmentation de la violence ainsi que par l’aggravation de l’indiscipline en milieu scolaire. Au-delà des cas qui sont rapportés fréquemment dans les médias, l’organisme veut se faire une idée du problème et connaître les raisons d’être d’une telle situation. D’où l’étude/enquête que le NESC a initiée depuis quelques jours et qui concerne Maurice et Rodrigues et à laquelle les Stakeholders de l’éducation primaire et secondaire mais aussi le grand public sont invités à participer. Déjà les premières informations collectées indiquent que « le problème est sérieux ».
Les responsables du NESC affirment que cette étude « s’inscrit dans une longue tradition de recherches » commencée depuis dix ans. Dans l’avis de presse invitant le public à faire connaître leurs opinions, le NESC dit que la violence et l’indiscipline à l’école « have lately become an area of concern », reconnaissant ainsi que le problème est bien réel et qu’il n’est plus possible de continuer à l’ignorer. Jonathan Ravat, président de la Commission sociale et du Développement des Ressources Humaines du NESC et qui est responsable de cette étude/enquête confirme au Mauricien que l’organisme est soucieux de la situation. « Le pays fait face à différents défis qu’il faut relever et la montée de la violence chez les jeunes en est un. Le comportement des collégiens pose problème aujourd’hui. Il y a des abus et des débordements qui sont visibles. C’est une préoccupation et il est important qu’on se penche sur le problème », dit Jonathan Ravat.
Cette étude touche les jeunes à Maurice et à Rodrigues et les deux objectifs sont : (1) « To examine the different forms of violence and indiscipline which exist in and outside schools in Mauritius and Rodrigues ; (2) « To highlight the gravity of the problem, its causes and effects, its evolution and remedial actions. »
Le National Economic & Social Council s’est fixé comme objectif de rendre publiques les conclusions de son étude avant la fin de l’année. Ce rapport contiendra aussi des recommandations pour assainir la situation et le NESC espère que certaines d’entre elles puissent être mises en pratique dès la rentrée scolaire.
L’organisme, qui a commencé la collecte d’informations, a déjà eu des séances de travail avec des officiers du Bureau de l’Ombudsperson for Children, des chefs d’établissements du primaire, des représentants des Students Councils, des officiers de la Brigade des Mineurs. « D’après ce que nous avons entendu, le problème est très sérieux », donne en indication le Dr Raj Daliah, Secrétaire général du National Economic and Social Council. « Nous souhaitons qu’un maximum de personnes qui sont en lien avec le milieu scolaire viennent témoigner et qu’ils nous fassent aussi part de leurs propositions pour renverser la tendance. Nous sommes ouverts à toute forme de contribution », dit le Dr Daliah.
Le NESC souhaite que les recteurs des collèges qui régulièrement tirent la sonnette d’alarme sur le problème aggravant de l’indiscipline apportent leurs contributions à cette étude. Mais est-ce que cette enquête prend aussi en compte le comportement abusif des adultes et les cas de harcèlement moral des profs envers les élèves ? « Oui » répond le Dr Daliah. « Notre étude serait incomplète si on ne tient pas compte aussi des cas de violence physique et moral des profs envers les élèves. Mais nous voulons des faits et non des rumeurs qui ont pour but de salir les gens », poursuit le Dr Daliah.