Le député du Mouvement Patriotique (MP) n’a pas manqué de saluer « le courage » de ceux ayant oeuvré avec détermination pour l’introduction de la première législation contre les violences domestiques, votée en 1997, et qui ont fait face, a-t-il rappelé, aux critiques de ceux qui s’y étaient farouchement opposés. « The promoters of the first bill had to stand firm against deep rooted societal prejudices and confront differents types of archaic arguments. Il serait bien de rendre hommage aux précédents ministres responsables des affaires de la famille “who have pionnered the legislation to protect victims of domestic violence” », a dit Alan Ganoo.
Le député a évoqué la première législation votée en 1997 et les amendements qui y ont été apportés en 2004, 2007 et 2011, parce que les interventions des députés de la majorité dans les débats, selon lui, « tendent à faire croire que c’est la première fois qu’un gouvernement s’attaque au problème » de la violence domestique « et que c’est le premier texte de loi sur le sujet qui est présenté et débattu » au Parlement. « Nous ne devons pas faire l’impasse sur ce qui a été fait jusqu’ici et il serait bon de rendre hommage aux précédentes ministres des Droits de la femme et du Bien-être de la famille, qui ont été pionnières dans la législation pour combattre la violence domestique », a dit le député de l’opposition. Ce dernier a aussi rappelé les critiques et les attaques « virulentes » faites dans le passé « à l’égard de ceux qui ont beaucoup oeuvré pour l’introduction d’une loi » et note qu’il y a eu « fort heureusement, une évolution dans la mentalité de la population » face au problème. « Présenter un tel projet de loi à cette époque – avec toute sa complexité, toutes ses susceptibilités, tous ses penchants phallocratiques , tous ses instincts et réflexes conservateurs – était un vrai défi. À l’époque du premier texte de loi, même les ministres du gouvernement d’alors étaient contre en arguant qu’une telle loi allait fragiliser le tissu social. L’actuel ministre de la Femme opère dans un contexte bien différent. Aujourd’hui, il est politiquement correct d’apporter son soutien aux victimes de violences domestiques », trouve Alan Ganoo.
Le député du MP est d’avis qu’il est « important » de revoir régulièrement les lois dans différents domaines afin de tenir compte des changements dans la société et, de ce fait, les amendements apportés pour la quatrième fois à la Domestic Violence Act sont, selon lui, « compréhensibles ». L’orateur du MP reconnaît que le nouveau projet de loi « is a bit forward » et félicite la ministre pour cette démarche, mais il ne croit pas que les nouveaux amendements proposés « influeront grandement sur le problème » de la violence domestique.
Il a fait état d’autres aspects du problème, et qui ont maintes fois dénoncés par les Ong travaillant auprès des victimes de violences domestiques, et que, selon lui, la ministre « n’a pas pris en compte » dans le texte de loi. Alan Ganoo souhaite la mise sur pied d’un Fulltime Domestic Violence Court, de manière à ce que les cas référés en justice « soient entendus rapidement dans l’intérêt des victimes ».