La journée d’initiation à la voile, qui s’est tenue au Centre de voile à Grand-Baie, a été un succès à en croire les organisateurs. Une quarantaine d’enfants, de 10 à 16 ans, initiés aux plaisirs de la discipline, un intérêt pour les différents ateliers : de quoi redonner de l’envie aux deux instigateurs de cette démarche, le barreur Alexandre Heindrich et sa camarade de classe Tania St Bertin.
À la fin de la journée, les deux étudiants de l’école hôtelière Sir Gaëtan Duval pouvaient sourire. Pour l’un, il s’agissait de faire découvrir un sport qu’il a pratiqué des années durant. Pour l’autre, aider dans la réalisation d’un projet pour les études. Finalement, il s’agit surtout d’un moment de partage autour d’une même passion : la mer.
« En fait, il y a de quoi être satisfait. Nous avons reçu la visite d’une quarantaine d’enfants, tous intéressés par la voile », souriait Tania St Bertin à l’issue de la journée. Alexandre Heidrich, lui aussi, se montrait plus que satisfait. « Au départ, l’idée était d’organiser une journée de la voile et de faire connaître cette discipline. Au final, on a fait quelque chose de bien. » En tant qu’ancien barreur, il a gardé des relations dans le milieu. C’est tout à fait normal qu’il ait fait appel à ses anciens camarades, dont Kevin Lafleur, Anaëlle Félicie, Loïc Édouard et Christopher Bon.
Et ces jeunes, considérés comme la nouvelle élite de cette discipline, ont vite fait d’enseigner à une petite foule de jeunes curieux les rudiments des noeuds, ou les bases de la navigation. « On voulait que tout se passe sous le signe de l’interaction. Les enfants ont posé des questions. Les barreurs expérimentés ont répondu à chacune de leurs interrogations », souligne Tania St Bertin.
Après un passage dans les ateliers de noeuds, direction l’eau. La baie, devant le Centre de Voile, se prête idéalement à ces premiers pas. Il y a bien eu quelques chutes dans l’eau, ce qui a provoqué l’hilarité des plus petits. « La direction du vent est parfaite. La brise souffle à la bonne vitesse et les enfants pourront comprendre le maniement des optimists », déclarait Danny Ramasawmy, venu donner un coup de main lui aussi.
Les optimists sont de petits bateaux, destinés aux plus jeunes. Au niveau au-dessus, on retrouve les laser. Les organisateurs, dans un grand souci du détail, ont guidé les participants vers les embarcations correspondant à leur âge. « Tout a été fait en prenant en compte la sécurité. » Personne, en effet, ne montait en bateau sans avoir au préalable enfilé un gilet de sauvetage et, surtout, sans que l’équipement n’ait été vérifié. « Il s’agit aussi d’inclure les bases de la sécurité en mer », avance Alexandre Heidrich.
Mais la journée n’aurait pas été un succès pour les deux étudiants sans l’aide de la Mauritius Yachting Association. Ils sont nombreux ce qui sont venus demander des renseignements à l’entraîneur Mike Lafleur, qui était sur place pendant la matinée. « L’action de ces jeunes est à saluer. Ils nous ont permis de faire découvrir la voile quelques personnes. »
Maintenant, l’heure est venue de tirer le bilan. « On a réussi. La journée s’est passée sans incidents. Si tous les enfants se sont dirigés vers la MYA pour avoir plus de renseignements, alors, on a fait du bon marketing. » Sont-ils prêts à refaire une telle action ? « Oui », soulignent les deux étudiants en choeur.
Mike Lafleur, responsable technique de la MYA, est lui aussi content. « Ils ont réalisé une belle opération en voulant promouvoir la voile. Maintenant, nous devons refaire ce genre d’activités. » Pour les deux étudiants, ce qui au départ était un simple devoir, est devenu, le temps d’une journée, la découverte d’une passion…