Le ministre de l’Agro-industrie Mahen Seeruttun a demandé aux 223 anciens employés de l’usine de Mon Loisir, qui sont partis à la retraite sous le plan de retraite volontaire (VRS II), de ne pas vendre les terres que cet établissement leur a offertes en guise de compensation. « C’est un signe de votre empreinte dans cette industrie. Gardez-les pour vous-mêmes et pour vos enfants ! » leur a-t-il conseillé vendredi lors de la remise de leurs titres de propriété.
« Les terres sont limitées et elles coûtent très cher à Maurice », a déclaré Mahen Seeruttun, avant d’évoquer les sacrifices auxquels ces anciens employés de l’industrie sucrière ont consenti durant des années. « Vous avez contribué énormément à l’avancement et à la modernisation du pays », a-t-il ajouté. Ces anciens employés ont obtenu une superficie de 23 arpents de terre sur trois différents sites, dont la valeur, ajoutée à la compensation financière qui leur est versée selon le nombre d’années de service, équivaut à environ Rs 103 M.
Selon le ministre de l’Agro-industrie, les démarches pour que les bénéficiaires obtiennent leur titre de propriété ont pris beaucoup de temps, car pas moins de 24 autorités sont concernées par cet exercice. « Il y a très souvent de petits problèmes, des documents qui manquent et qui retardent le travail. Finalement, tout cela prend du temps », a-t-il soutenu. Et de constater qu’environ 4 000 anciens employés à la retraite depuis 2007/08 sont toujours en attente de leurs titres de propriété. « Nous nous rencontrons régulièrement pour suivre cet exercice et faire avancer les dossiers. Je pense que d’ici à six mois, les cas de la majorité de ceux qui sont en attente seront réglés », a rassuré Mahen Seeruttun. Le ministre a rappelé qu’environ 8 000 anciens employés de cette industrie ont bénéficié du VRS I et 8 400 autres du VRS II.
Pour sa part, le Chief Operations Officer d’Alteo, Christian Marot, a déclaré que son souhait le plus cher est que ces anciens employés de Mon-Loisir « fassent de cette nouvelle agglomération de morcellements des modèles de vos localités respectives où il fera bon vivre dans un bon voisinage et dans un environnement sain ».