La ministre déléguée à la Santé, Anishta Babooram, a défendu une réforme qu’elle juge essentielle pour moderniser le secteur de l’optique et répondre aux besoins croissants de la population. Selon elle, la nouvelle législation vise à corriger les nombreuses lacunes de l’ancienne loi tout en reconnaissant les jeunes professionnels et en renforçant le système de santé. « This is not a simple piece of legislation. It touches upon the livelihoods of dozens of professionals, the health outcomes of hundreds of thousands of Mauritians, and the integrity of an industry that has grown considerably over the years », a-t-elle déclaré.
La ministre déléguée a ainsi insisté sur le manque de personnel dans les hôpitaux publics, et ce, dans un contexte marqué par une population vieillissante. « With a growing and aging population we need optometrists, we have long waiting lists and understaffed facilities », a-t-elle expliqué, rappelant que la plupart des optométristes travaillent à temps partiel dans le secteur public. La réforme permettra de fait, selon elle, d’« ensure the continuity of care », notamment dans les cinq hôpitaux régionaux.
Anishta Babooram a également expliqué que le projet de loi facilitera l’enregistrement des jeunes diplômés, qui rencontraient auparavant des difficultés, faute de transparence. « The Optical Council Amendment Bill will recognize our young professionals, if they fulfil all the required criteria », a-t-elle indiqué.
Elle a aussi mis en avant le rôle des optométristes dans la détection précoce de pathologies, y compris le diabète ou les troubles visuels chez les enfants, rappelant qu’un système mieux encadré est nécessaire pour prévenir les complications. Pour la ministre déléguée, la réforme repose donc sur un principe clair : « At the core of this bill lie fairness and transparency. » Avec pour objectif de bâtir « a stronger and more self-reliant healthcare system » au service des patients et des professionnels.

