Attentat à la pudeur sur une patiente : Le Dr Moheeputh écope de six mois de prison

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– L’avis d’appel, avec plus de 10 points d’appel, logé immédiatement

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Le Dr Nishan Moheeputh, reconnu coupable d’attentat à la pudeur sur la personne d’une de ses patientes, a été condamné à 6 mois d’emprisonnement par la magistrate Jade Ngan Chai King, siégeant en Cour intermédiaire. Son homme de loi a toutefois logé un avis d’appel de plus d’une dizaine de points immédiatement après l’énoncé de la sentence. Le chirurgien esthétique avait été reconnu coupable le 7 juillet dernier d’attentat à la pudeur, sous la section 249 du Code pénal, sur la personne d’une de ses patientes.

Les faits de cette affaire remontent en avril 2022. Une policière avait choisi de faire redessiner ses lèvres à la clinique Wellkin, où elle s’était rendue le 29 avril 2022. Le Dr Moheeputh avait été désigné pour s’occuper d’elle.

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Selon la version de la patiente en Cour, elle s’était allongée sur un fauteuil inclinable dans une salle de consultation, et affirme que le Dr Moheeputh aurait enlevé sa blouse et appliqué une crème sur ses seins, alors qu’elle lui aurait demandé expressément de ne pas faire cela. Le médecin l’aurait ensuite embrassé à plusieurs reprises, encore une fois malgré son absence de consentement. Le 6 mai 2022, elle avait rapporté cette affaire au poste de police de Moka.

Le Dr Moheeputh avait maintenu pour sa part que la salle de consultation n’était pas verrouillée et que les infirmières pouvaient y avoir accès à n’importe quel moment. Il avait maintenu que c’était la patiente qui avait commencé à discuter avec lui sur les implants mammaires et avait ensuite soulevé sa blouse avant de retirer son soutien-gorge. Celle-ci l’aurait ensuite enserré et avant de l’embrasser, avant de terminer son traitement.
La magistrate Jade Ngan Chai King, se basant, entre autres, sur des messages WhatsApp entre la victime et le Dr Moheeputh, avait trouvé le médecin coupable.

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Selon la teneur de ces messages, la policière avait reproché au Dr Moheeputh sa conduite. Ce dernier lui avait demandé de ne pas se mettre en colère et lui avait offert un autre traitement à titre complémentaire. Mais il n’avait jamais nié les accusations de la victime, ni avait-il dit que c’était elle qui l’avait embrassé.

Selon la magistrate, ce n’est qu’après que ces messages avaient été envoyés que le Dr Moheeputh avait fait des allégations que ce serait la victime qui l’aurait enserré et embrassé, en consignant une Statement à la police. Une accusation d’attentat à la pudeur avait même été logée contre la policière, mais avait été rayée par le Directeur des Poursuites Publiques (DPP), qui avait considéré les accusations du Dr Moheeputh comme constituant des représailles.

La magistrate a également pris en considération qu’aucune preuve n’avait été apportée par le Dr Moheeputh pour étayer ses allégations à l’effet que ces messages WhatsApp avaient été manipulés dans le but de le piéger.

La magistrate a ainsi conclu que le Dr Moheeputh avait délibérément touché les seins de la victime et l’avait embrassée sans son consentement, et qu’il y avait là attentat à la pudeur.
2026 restera une année noire pour le Dr Moheeputh. Le Medical Council l’avait trouvé responsable du délit de Gross Medical Negligence  le 8 avril dernier, sous la section 17 de la Medical Council Act 1999, pour laquelle une Severe Reprimand avait été émise à son encontre. Il avait néanmoins été autorisé à continuer à pratiquer la médecine.

Cette réprimande fait suite au décès de la magistrate Varsha Devi Biefun-Doorga, âgée de 43 ans, en 2024, suivant une liposuccion effectuée par le Dr Moheeputh dans une clinique privée de Grand-Baie. La magistrate avait eu l’intestin perforé, ce qui avait conduit à une septicémie fatale.

Le 13 mai 2026, la mère de la défunte avait également saisi la Cour suprême, jugeant la sanction du Medical Council trop clémente.

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