(CPA Bill) Gungapersad : « Comment peut-on accorder un chèque en blanc à la CMPA ? »

Mahend Gungapersad du parti Travailliste a exprimé sa désapprobation de certaines remarques désobligeantes formulées au sujet de la santé de Navin Ramgoolam lors des débats sur le Central Medical Procurement Authority (CMPA) Bill.

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Il pense qu’en ce qui concerne la Central Medical Procurement Authority (CMPA), le public aurait voulu avoir des réponses claires sur un certain nombre de sujets, dont comment elle compte s’y prendre pour prévenir la corruption et le gaspillage, de même que pour s’assurer que les équipements médicaux sont pleinement fonctionnels. Sur comment elle optimisera l’efficience, elle offrira des opportunités égales à tous les fournisseurs et pourra promouvoir l’intégrité, la transparence et la redevabilité, entre autres.

En ce qui concerne le Medical Procurement, il a fait ressortir que la corruption est son moteur principal, une problématique qui a été notée par diverses instances. Le directeur de l’Audit avait ainsi souligné dans son rapport de 2019-2020 que tout le Public Procurement Process, surtout en ce qui concerne les fournitures médicales, devrait être revu de fond en comble pour plus de transparence.

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« Or, comment la CMPA compte-t-elle s’attaquer à ce problème ? » se demande-t-il. Dans ce contexte, il souligne que plusieurs maldonnes viennent en tête. Il est ensuite revenu sur la période de confinement, où des équipements médicaux avaient été acquis auprès d’entités qui n’avaient aucune expertise dans le domaine de la fourniture médicale. « Comment alors peut-on accorder un chèque en blanc à cette autorité ? » se demande-t-il.

Il a tourné en dérision les commentaires de Subhasnee Luchmun-Roy, qui ne voyait aucun problème que des équipements médicaux provenaient d’une quincaillerie. « Où allons-nous dans ce pays quand l’honorable Luchmun Roy dit que cela lui est égal si les fournitures médicales provenaient d’une quincaillerie ? », a-t-il lancé, tout en regrettant que le niveau très bas des débats.

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La Backbencher de la majorité devait à ce moment soulever un point of order vu que, selon elle, le député place ses propos hors de leur contexte. Le Speaker est alors intervenu pour demander au député de se focaliser sur le projet de loi. Il a aussi lancé une pique contre le député Nuckcheddy qui avait dénoncé des antipatriotes, en disant que « certains se revêtaient du manteau du patriotisme pour mieux dépouiller la population ».

Il a aussi fait référence au dernier rapport du directeur de l’Audit, où ce dernier avait fait état que le ministère de la Santé s’était départi de ses propres pratiques établies en matière de procurement. Or, aucun des problèmes fondamentaux soulevés par le directeur de l’Audit n’ont été considérés. « Au contraire, la CPMA opérera dans l’opacité la plus totale », met-il en garde. Il a averti que sans chien de garde, « une institution fonctionnera dans la plus grande impunité ».

Il a fait état de deux grands problèmes à Maurice, soit le népotisme et la corruption, deux fléaux qui empêchent le pays de progresser. « Les patriotes doivent joindre leurs forces pour combattre ces deux fléaux. Nous avons besoin de chiens de garde pour sauvegarder la transparence et la redevabilité, vu qu’il y a eu trop de mauvaises expériences dans ce domaine », conclut-il.

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