DRAME — Coups de feu à Camp-Levieux dans la nuit de vendredi à samedi : Treize spécialistes indiens au chevet d’Élodie Thomas

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Le ministre de la Santé Anil Bachoo : « Nou bizin ekout seki bann medsin dir »

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Le ministre Anil Bachoo ( de dos) a l’hôpital Candos hier matin

Dans un état jugé critique, mais stable, Élodie Thomas reste sous surveillance médicale constante, tandis que l’équipe médicale se prépare à l’arrivée de treize spécialistes indiens à la mi-journée. Le ministre de la Santé, Anil Bachoo, maintient qu’une évacuation sanitaire à l’étranger n’a pas été retenue sur l’avis des médecins indiens et mauriciens, qui sont en contact régulier depuis samedi et ont privilégié la stabilisation de la patiente. Le directeur général de la Santé, le Dr Dinassing, précise que les examens au Scan n’ont révélé aucun saignement et ni problème artériel. L’étendue des lésions devra toutefois être évaluée plus précisément lors de l’intervention.

Depuis samedi, la priorité des médecins est de stabiliser Élodie, dont l’état demeure critique, mais stable. « Pasian-la dan enn leta kritik, me li stab », précise le ministre de la Santé, Anil Bachoo, en revenant sur les décisions prises depuis le drame, alors que des contacts réguliers sont maintenus entre l’équipe médicale mauricienne et les spécialistes indiens attendus demain. « Depuis samedi soir, il y a eu des contacts réguliers entre notre équipe de médecins, au chevet de la patiente, et l’équipe de médecins indiens qui doit arriver à Maurice », indique le ministre.

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Les dernières nouvelles à hier soir sont que les paramètres vitaux sont stables. Les médecins indiens qui arrivent ce matin ont devant eux un cas à haut risque car l’intervention chirurgicale implique des zones vitales, une longue durée et des complications potentielles. L’endroit où est logée la balle se révèle être très sensible pour l’extraction.

Par ailleurs, à la demande des médecins, une série d’examens approfondis, dont un scanner, ont été réalisés. Anil Bachoo a également tenu à clarifier les interrogations autour d’un éventuel Airlifting. Selon lui, la décision de ne pas assurer le transfert immédiatement de la patiente repose sur l’avis des spécialistes qui la prennent en charge. « Boukou dimounn abitie koz airlifting, me nou, nou bizin ekout seki bann medsin dir », rassure-t-il.

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Modalités en discussion

L’arrivée de l’équipe indienne, envoyée par un établissement hospitalier avec lequel Maurice dispose d’un protocole d’accord (MoU), est prévue vers midi. Sept spécialistes sont ainsi attendus : le Dr Kapill, Leading Spine Surgeon ; Dr Rakash Ballah, Interventional Neurologist ; Dr Ajay Adhow, anesthésiste ; le Pr Karo Scar, Associate Neurosurgeon ; le Dr Hitesh Hinglee, spécialiste de la tête et du cou ; Dr Poolanee Shah, médecin en soins intensifs ; et Pr Pavesh Naeck, chirurgien de la tête et du cou. Sept à dix membres du personnel opératoire doivent également apporter leur soutien pendant l’intervention, et après celle-ci. La mission sera dirigée par le Dr Rakesh Jalla, vice-président des KIMS Hospitals en Inde.

Les modalités de la prise en charge ne sont toutefois pas encore arrêtées. Elles seront définies conjointement par les équipes mauricienne et indienne une fois les spécialistes sur place. « Bann-la pou deside ki sistem pou swiv, ki loperasion pou fer, ki manier pou fer », explique encore Anil Bachoo. Il ajoute par ailleurs avoir déjà échangé avec le chirurgien spécialisé dans la colonne vertébrale, en présence du directeur général de la Santé et d’autres membres du gouvernement. Échange dont il se dit d’ailleurs satisfait, tout en précisant que les décisions concernant la suite du traitement relèveront de la responsabilité des médecins.

Le directeur général de la Santé, le Dr Dinassing, a apporté des précisions sur l’état clinique de la patiente et les résultats des examens. Pasian-la pena okenn gran defek apar sa bann ki linn gagne la », explique-t-il. Selon les neurochirurgiens ayant évalué son état à distance, un traitement a déjà été entamé, notamment en raison d’un œdème cérébral, soit une inflammation du cerveau.

Cette complication fait partie des éléments pris en compte pour déterminer les précautions à suivre. « So servo inn gagn enn ti inflamasion. Se pourkwa nou pa kapav tir li amenn li ninport ki kote », précise le Dr Dinassing.

Saignement 
Un premier scanner avait été effectué à l’admission de la patiente. Un autre examen a ensuite permis de vérifier notamment l’état des artères et de rechercher d’éventuels saignements. Les résultats ne montrent ni saignement ni problème au niveau des artères.
Une lésion a toutefois été relevée au niveau de la mâchoire, à l’endroit où le projectile est entré. Sa prise en charge devra être assurée par l’équipe médicale. Quant à l’étendue des dommages, elle ne pourra être précisée qu’au moment de l’intervention. « Seki scan montre, se tou seki nou kapav dir lor la. Me kan nou pe opere, lerla ki nou kapav dir ou plis lor la », ajoute le médecin.

 

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