Le député Kaviraj Rookny a livré une réflexion axée sur les rapports de pouvoir au sein des relations humaines et sur l’évolution de la perception des violences domestiques dans la société. Toute relation humaine repose sur une forme de pouvoir, qu’il s’agisse du lien entre un parent et son enfant ou encore d’une relation conjugale où les équilibres peuvent constamment évoluer, a-t-il relevé.
Toutefois, le député a précisé que le pouvoir n’est pas en soi un problème lorsqu’il est utilisé pour protéger, soutenir ou accompagner l’autre. « L’abus domestique survient lorsque le pouvoir cesse d’être utilisé de manière responsable », a-t-il expliqué. Kaviraj Rookny estime que dans certains foyers, « l’opposé de l’amour est le contrôle », avec des situations où les victimes finissent par abandonner progressivement leur liberté à travers des compromis successifs.
Pour Kaviraj Rookny, la législation doit avant tout s’intéresser aux comportements et aux actes. Il a mis en avant que la violence domestique a considérablement évolué au fil des décennies. « À cette époque, s’il n’y avait pas de blessures visibles, il n’y avait pas de violence. Aujourd’hui, le silence et l’humiliation peuvent devenir une arme », a-t-il déclaré.
Le député a estimé que la société actuelle est moins tolérante face à la souffrance et aux abus qu’auparavant. D’après lui, l’augmentation apparente des cas de violence domestique ne signifie pas nécessairement qu’il y a davantage d’abus, mais plutôt que les victimes sont aujourd’hui plus nombreuses à briser le silence et à rechercher de l’aide.
Kaviraj Rookny a également fait ressortir la complexité des affaires de violence domestique lorsqu’elles arrivent devant les tribunaux. « Les preuves ne sont pas toujours évidentes », a-t-il fait ressortir. Pour lui, une loi, aussi importante soit-elle, ne peut à elle seule résoudre l’ensemble du problème. Il a ainsi appelé à une collaboration renforcée entre les différents acteurs, notamment la police, le système judiciaire et les organisations non gouvernementales, afin d’assurer une meilleure protection des victimes.
Une partie importante de son intervention a été consacrée aux différentes formes d’abus présentes dans la société ainsi qu’aux aspects liés aux traditions et aux normes sociales qui peuvent parfois favoriser certaines situations de domination. Le député a insisté sur la nécessité de continuer à faire évoluer les mentalités afin de mieux reconnaître les différentes formes de violence.
En conclusion, Kaviraj Rookny a souhaité que cette législation fasse régulièrement l’objet de révisions et d’amendements afin de rester en phase avec les transformations de la société. Pour lui, la lutte contre la violence domestique doit être un processus continu, « capable de s’adapter aux nouvelles réalités et aux besoins des victimes ».

