MANIFESTATION CITOYENNE – COUR SUPRÊME : Laurette conteste la décision du CP sur l’interdiction du No 8

  • L’excuse officielle pour justifier le refus à la marche du 7 novembre est la proximité de la fête de Divali

Bruneau Laurette a saisi la Cour suprême pour contester la décision du commissaire de police, lui interdisant d’organiser une manifestation le 7 novembre du rond-point de Telfair jusqu’à Helvetia dans la circonscription de Quartier-Militaire/Moka (No 8), soit celle du Premier ministre et leader de L’Alliance Morisien, Pravind Jugnauth. Il avait envoyé une correspondance à la police le 15 octobre pour signifier son intention de tenir une “peaceful public procession” pour dénoncer la fraude, la corruption, la prolifération de la drogue à Maurice et le chômage, entre autres. Cette demande a été rejetée officiellement en fin de semaine dernière avec pour excuse principale la proximité de la fête de Divali.

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Dans un affidavit rédigé par les soins de l’avoué Vijay Dwarka, l’activiste social rappelle que la police a refusé sa demande en considérant que cet événement pourrait perturber « the normal life of the community » en vue de la fête Divali. Le plaignant souligne que le dernier scrutin pour les élections législatives du jeudi 7 novembre 2019, la fête Divali avait été célébrée le 27 octobre, soit en pleine campagne électorale. Et d’ajouter qu’il n’y avait eu aucune perturbation de la vie courante des citoyens de cette région. « Therefore I am unable to understand the reasoning and the decision-making process of the Respondent rejecting my application on account that the intended peaceful procession will disrupt the preparation and celebration of the Divali National Festival. »

Bruneau Laurette souligne également que la campagne pour les élections villageoises avec le jour du vote fixé au dimanche 22 novembre alors que la fête du Divali sera célébrée le samedi 14, sont en cours à travers l’île, soit durant la période de Divali. « La campagne pour les villageoises se déroulera durant trois semaines alors que cette marche est prévue pendant trois heures », dit-il. Il a qualifié la décision du commissaire de police « d’irrationnelle, injuste, discriminatoire et disproportionnée ».

Prenant en compte ces points soulevés, l’activiste social souhaite qu’un juge en chambre renverse la décision de la police qui l’a empêché de tenir une manifestation de trois heures le 7 novembre. Bruneau Laurette a assigné comme “respondent” le commissaire de police et la Road Development Authority comme “co-respondent”.

L’affaire sera appelée en Cour suprême le mercredi 4 novembre.

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