La coopération dans les infrastructures portuaires, la sécurité hydrique, l’énergie, la lutte contre l’érosion côtière et la gestion durable des ressources marines figurent parmi les principaux axes abordés lors du deuxième Dialogue de partenariat entre Maurice et l’Union européenne, tenu hier au Maritim Resort & Spa. La rencontre a également porté sur la gouvernance financière, la lutte contre le trafic de drogue et la mise en œuvre de l’accord de partenariat économique approfondi.
Maurice et l’Union européenne entendent poursuivre et approfondir leur coopération dans plusieurs secteurs stratégiques, notamment les infrastructures portuaires, l’eau, l’énergie et la pêche durable. Les échanges ont également porté sur la lutte contre le changement climatique, l’érosion côtière et la gestion des déchets, dans une perspective de transition vers une économie circulaire. Pour Maurice, confrontée aux effets du changement climatique et à des pressions croissantes sur ses ressources naturelles, ces domaines constituent des enjeux importants de développement et de résilience.
La rencontre a réuni une délégation mauricienne conduite par le secrétaire aux Affaires étrangères, J. Bissoondoyal, et une mission européenne dirigée par l’ambassadeur de l’Union européenne à Maurice, Oscar Benedikt. Elle s’inscrit dans la continuité du premier Dialogue de partenariat, organisé en avril 2025, qui avait donné lieu à la publication d’un communiqué conjoint.
La gestion durable des ressources halieutiques dans l’océan Indien a constitué l’un des dossiers critiques examinés. Les discussions ont notamment été axées sur l’accord de partenariat pour une pêche durable récemment négocié entre Maurice et l’Union européenne, ainsi que sur la coopération au sein de la Commission des Thons de l’océan Indien et de l’Accord relatif aux pêches dans le Sud de l’océan Indien.
Les deux parties ont également abordé les questions de sécurité maritime et les efforts visant à combattre le trafic de drogue. Les développements géopolitiques et les conflits internationaux en cours figuraient aussi à l’ordre du jour, de même que la situation des citoyens européens incarcérés.
Sur le plan économique, les discussions ont été consacrées à la mise en œuvre de l’accord de partenariat économique approfondi, la gouvernance financière, la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme, ainsi que la finance durable.
La coopération dans les domaines de l’éducation, de la recherche et de l’innovation a également été évoquée, notamment à travers la participation de Maurice aux programmes européens Erasmus+ et Horizon Europe, qui favorisent les échanges académiques, la mobilité et les partenariats scientifiques.
Cette deuxième édition du Dialogue se tient dans le cadre de l’accord de Samoa, qui définit les relations de partenariat entre l’Union européenne et l’Organisation des États d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique. Signé le 15 novembre 2023, cet accord a succédé à l’accord de Cotonou, qui encadrait la coopération entre les deux ensembles depuis 2000. Son application provisoire a débuté le 1er janvier 2024.
Le texte couvre plusieurs domaines prioritaires, dont les droits humains, la démocratie, la gouvernance, la paix et la sécurité, le développement humain et social, la croissance économique inclusive, la protection de l’environnement et la lutte contre le changement climatique.
La délégation européenne comprenait huit ambassadeurs, dont sept avaient fait le déplacement à Maurice : ceux de l’Autriche, de la Belgique, de la Pologne, de la Finlande, de l’Allemagne, de l’Espagne et de l’Irlande. L’ambassadeur de France à Maurice complétait cette représentation.
Côté mauricien, plusieurs ministères étaient représentés, notamment ceux des Finances, de l’Environnement, de l’Agro-industrie, de la Sécurité alimentaire, de l’Économie bleue et des Pêches, ainsi que des Services financiers et de la Planification économique.
Ce dialogue constitue ainsi un cadre de concertation destiné à approfondir les relations entre Maurice et l’Union européenne et à identifier des possibilités de coopération face aux défis économiques, environnementaux et sécuritaires communs.
Une conférence de presse initialement prévue a toutefois été annulée à la dernière minute.

