Misie Moustas Leaks — Enquête : Le CCID reproche à Jugnauth de n’avoir pas pris toutes les mesures de sécurité 

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L’ex-Premier ministre, Pravind Jugnauth, s’est rendu une nouvelle fois au Central CID hier dans le sillage de l’enquête sur la diffusion des bandes sonores et l’achat d’équipements d’écoutes téléphoniques. Selon les renseignements disponibles, les enquêteurs estiment que le leader du MSM n’aurait pas pris toutes les mesures de sécurité en tant que ministre de l’Intérieur d’alors en vue que les appareils ne soient pas mal utilisés.

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À ce propos, des bandes sonores (Moustas Leaks), contenant des voix attribuées à plusieurs personnalités du pays, avaient été diffusées publiquement pendant la campagne électorale de 2024. Or, un protocole de sécurité doit justement être mis en place pour s’assurer que ces appareils ne soient pas utilisés de manière illégale.

De son côté, Pravind Jugnauth, assisté pour l’occasion d’un panel d’avocats, dont Me Raouf Gulbul, campe sur sa position du 17 septembre. Il a ainsi demandé au Central CID de divulguer les faits et les circonstances sur lesquels se basent les enquêteurs pour étayer leurs soupçons. Ce à quoi la police a refusé, estimant que l’ancien chef du gouvernement en saura plus à mesure que l’enquête progresse et de la “line of questioning”.

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Après son 3e déplacement aux Casernes centrales, qui a duré environ deux heures, le leader du MSM a été autorisé à partir. « J’ai décidé de ne pas porter mon concours à cette enquête », a-t-il dit à sa sortie. Et Me Gulbul de préciser que « certaines questions posées par la défense n’ont pas reçu les réponses attendues ». Il n’a pas fourni de détails à ce sujet en évoquant les dispositions de la Cybersecurity and Cybercrime Act.
Pravind Jugnauth devra retourner au Central CID ultérieurement pour la suite de son interrogatoire. Des développements dans cette affaire sont attendus.

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