PRISON — Mis au jour mardi : 3 colis lancés par-dessus les murs de La-Bastille

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La sécurité de La-Bastille, établissement pénitentiaire hautement sécurisé où sont détenus notamment des prisonniers considérés comme sensibles, dont des suspects poursuivis ou condamnés dans des affaires de trafic de drogue, est mise à l’épreuve. Trois colis ont été découverts mardi, dans et autour de l’établissement, contenant cigarettes, feuilles à rouler soupçonnées d’être imprégnées de drogues synthétiques, matériel de fortune et un téléphone portable.
L’affaire a été signalée à la police de Vacoas le soir. Le premier incident remonte toutefois à 13h52, lorsque les caméras de surveillance du Yard 3 ont enregistré un individu inconnu, vêtu d’un sweat à capuche noir et d’un jean bleu, à proximité du mur de sécurité. L’homme a lancé trois colis par-dessus le mur avant de disparaître.
L’intervention du personnel pénitentiaire a permis de récupérer un premier colis contenant deux paquets de dix cigarettes, dix feuilles à rouler soupçonnées d’être imprégnées de drogues synthétiques, ainsi qu’un morceau de coton et une pierre à briquet.
Mais les découvertes ne se sont pas arrêtées là. À 15 h 25, deux membres du personnel pénitentiaire ont retrouvé un deuxième colis dissimulé dans un drain en béton du couloir du Yard 3. À l’intérieur se trouvaient un petit téléphone portable blanc et rouge, une carte SIM, un chargeur artisanal et six petits sachets en plastique transparents.
Puis, vers 17h15, un troisième colis a été découvert dans l’herbe, près de la tour 2, dans le No Man’s Land situé à l’extérieur du mur périphérique de la prison. Le paquet renfermait un morceau de coton et une pierre à briquet, des paquets de dix cigarettes ainsi que dix feuilles à rouler soupçonnées, elles aussi, d’être imprégnées de drogues synthétiques.
La succession de ces découvertes dans un établissement placé sous haute surveillance soulève des questions sur les méthodes utilisées pour faire parvenir ces objets à proximité ou à l’intérieur de la prison. La zone concernée étant couverte par des caméras de vidéosurveillance, les images constituent un élément clé de l’enquête en cours.
Les circonstances exactes de cette tentative d’introduction de matériel non autorisé, ainsi que l’identité de la ou des personnes impliquées, restent à établir.
La prison de La-Bastille à Phoenix est une placée sous un régime des plus rigides du pays. Les détenus ne bénéficient que d’une heure quotidiennement dans la cour pour un peu d’air et s’adonner à des exercices. Il n’y a pas plus de deux détenus dans la même zone à la fois, et ils sont constamment sous surveillance. Des Hardcore Criminals comme le caïd Peroumal Veeren ou le trafiquant Siddick Islam, y purgent leurs peines respectives.

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