Le ministre du Travail, Reza Uteem, a déclaré que la population avait été choquée par la tournure des événements survenus dans le pays au cours de la semaine écoulée. Il a souligné qu’en raison des agissements d’une minorité, des citoyens ordinaires avaient dû subir les conséquences de ces actes de violence. Plusieurs postes de police ont ainsi été attaqués, tandis que des commerçants, qui avaient investi leurs économies dans leurs entreprises, ont vu leurs locaux vandalisés.
« Je tiens également à saluer le remarquable esprit de solidarité qui s’est manifesté face à cette situation difficile. Nous ne devons pas permettre à la peur, à la colère et à la frustration de fragiliser notre société. Nous devons travailler ensemble pour faire progresser notre pays. United, we shall stand », a déclaré le ministre.
Abordant les amendements relatifs au couvre-feu, Reza Uteem a expliqué que le commissaire de police disposerait, avec ces changements, du pouvoir discrétionnaire d’imposer un couvre-feu sur l’ensemble du territoire mauricien ou dans une partie du pays.
Il a affirmé que le leader de l’opposition s’est dit préoccupé par le fait que ces dispositions accorderaient trop de pouvoirs au commissaire de police. En réponse, le ministre a précisé que les circonstances dans lesquelles ce dernier peut exercer son pouvoir discrétionnaire en vertu de la Police Act ne seraient pas modifiées.
Il a ajouté qu’une amende minimale de Rs 25 000 serait imposée pour violation du couvre-feu uniquement dans un cas précis : lorsqu’une personne est trouvée à l’extérieur pendant les heures du couvre-feu en possession d’une arme offensive.
Le ministre a par ailleurs indiqué que son ministère travaillait à l’élaboration d’un protocole afin de clarifier la situation des salariés appelés à travailler pendant les heures du couvre-feu en vue d’éviter toute ambiguïté à ce sujet.

