Souveraineté et décolonisation – Chagos: Les Maldives reviennent à la charge auprès de Londres

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Le président Trump maintient: « Prime Minister Andy Burnham will have to look at the proposition if he intends to pursue it »

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À l’approche des échéances indiquées par Maurice pour la conclusion du Chagos Deal, l’accord anglo-mauricien, confirmant la souveraineté de Maurice sur l’archipel, paraphé le 25 mai 2025 continue à naviguer dans des eaux troubles. En principe, après une longue période d’hibernation, Port-Louis et Londres doivent renouer le contact par visioconférence aujourd’hui en vue de « chart out » ce dossier. Toutefois, l’archipel des Maldives est revenu à la charge avec une nouvelle demande logée auprès de Londres pour bloquer la conclusion du retour de l’archipel des Chagos sous contrôle de Maurice et pour réclamer la réouverture des négociations Londres/Male à ce sujet. Pour sa part, le président des États-Unis, Donald Trump, a tenu à mettre en garde le nouveau Premier ministre britannique, Andy Burnham, contre toute velléité de signature d’accord avec Maurice.

La presse internationale, et surtout britannique, font état de la dernière prise de position en date du gouvernement des Maldives avec le président Mohamed Muizzu transmettant une correspondance officielle au No 10 Downing Street, réclamant les consultations sur toute la question de la souveraineté des Chagos.

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Faisant état de ce développement, l’agence de presse Reuters, citant le porte-parole des Maldives, note que « Muizzu was « deeply disappointed » that Britain did not consult the Maldives when British Prime Minister Keir Starmer agreed to cede sovereignty of the Indian Ocean archipelago to Mauritius. »

Néanmoins, cette démarche de l’archipel des Maldives, qui se présente comme le cheval de Troie des conservateurs britanniques pour faire échec au Chagos Deal semble ne pas faire long feu. Réagissant, le Foreign Office, toujours selon Reuters, avance que « However, ⁠the question of sovereignty over the Chagos Archipelago is a matter for the UK ⁠and Mauritius, which is why the previous government launched negotiations with ⁠Mauritius on the issue in 2022, rather than with the Maldives. »

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Néanmoins, la prise de position la plus virulente dans la conjoncture est signée Donald Trump. Répondant à des questions sur la chaîne GB News, il n’a trouvé mieux que de reprendre ses avertissements adressés à l’ancien Premier ministre sir Keir Starmer dans le temps, et lesquels commentaires avaient débouché sur un gel de procédures en vue de l’adoption de The Diego Garcia Military Base and British Indian Ocean Territory Bill à la Mother of Parliaments.

Qualifiant cet accord de « terrible », Donald Trump a été des plus catégoriques en soutenant que  » Prime Minister Andy Burnham will have to look at the proposition if he intends to pursue it. » Il a ajouté que « “It’s terrible. They gave it over to people who shouldn’t really have it. In my opinion, that was terrible. »

Les contacts du jour par visioconférence entre les officiels britanniques et mauriciens sur le Chagos Deal devront apporter un éclairage sur les intentions de Londres au sujet des prochaines étapes avec Maurice soulignant l’urgence de cette ultime étape pour le retour des Chagos, marquant la conclusion du processus de décolonisation.

Jusqu’ci, le nouveau Premier ministre britannique, Andy Burnham, s’est gardé de se prononcer publiquement et officiellement sur le dossier des Chagos depuis son installation au No 10 Downing Street. Il a laissé le soin à ses collaborateurs de reprendre les propos tenus par Londres jusqu’ici sur la question. C’est ce qui a été le cas avec le nouveau secrétaire de la Défense, Wes Streeting, qui a confirmé que Londres est Committed sur le retour des Chagos à Maurice.

Pour sa part, intervenant à la Chambre des Communes la semaine dernière, Uma Kumaran, Parliamentary Under-Secretary of State au Foreign, Commonwealth and Development Office a laissé entendre que les échanges se poursuivent avec le gouvernement mauricien

Même si du côté de Port-Louis, très peu de progrès, pour ne pas dire aucun, sont perceptibles.

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