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Recrutement d’Ibrahim Sorefan : L’école des sourds aura des comptes à rendre à la SENA

Présumé pédophile, l’orthophoniste Ibrahim Sorefan a eu accès à un milieu où il était entouré d’enfants. Apparemment sans antécédent judiciaire, ce jeune homme de 24 ans dispose d’un parcours académique qui convenait à son emploi à l’école des sourds à Beau-Bassin. En 2020, de retour à Maurice — avant de reprendre ses études en Afrique du Sud —, il s’était lancé dans la réflexologie plantaire et proposait ses services. Ibrahim Sorefan, diplômé (depuis 2021 selon ses publications en ligne) de l’université de Cape Town et réflexologue plantaire, n’était pas enregistré auprès de la Special Education Needs Authority (SENA), entité attachée au ministère de l’Éducation.

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En tant que professionnel intervenant auprès des enfants à besoins spéciaux dans une structure scolaire, le jeune homme, aurait dû figurer sur le répertoire des autorités. À qui la faute ?

L’école qui l’a recruté aura des explications à fournir à ce sujet. De plus, cette institution est reconnue pour son bon travail auprès des enfants qu’elle accueille et prépare aux examens nationaux. Elle a aussi oeuvré pour l’introduction de la langue des signes mauricienne. Contactée, la directrice de cette école était injoignable.

Les écoles spécialisées pour enfants et adolescents nécessitant une attention particulière à cause de leur handicap sont tenues depuis un certain temps d’enregistrer leur personnel auprès de cette nouvelle autorité — laquelle est régie sous la SENA Act 2018 — en s’acquittant d’un frais administratif de Rs 500 pour les enseignants. L’école des sourds de Beau-Bassin avait recruté l’orthophoniste depuis un mois seulement.

Visites surprises

La SENA, nous déclare son directeur Arvin Authelsingh, étant une nouvelle structure, de nombreuses écoles ne se sont toujours pas pliées aux normes et standards de celles-ci. L’école de Beau-Bassin aura à répondre de ce manquement. Depuis cette malheureuse affaire, plusieurs écoles spécialisées ont pris contact avec la SENA pour se mettre en règle avec le cadre légal en place.

Par ailleurs, des inspecteurs de la SENA ont été dépêchés dans des écoles pour effectuer des visites cette semaine. Les rapports promettent des surprises ! Arvin Authelsingh reconnaît que ce secteur a besoin d’être renforcé pour garantir un meilleur service aux enfants. Toutefois, il insiste à faire ressortir la contribution positive des écoles spécialisées dans le paysage éducatif.

Mais il y a la nécessité de combler certaines lacunes et revoir des structures pour assurer un meilleur service fourni par ces écoles, laisse entendre le directeur de la SENA. C’est aussi dans cette optique que des Quality Assurance Officers seront recrutés. Des visites surprises seront alors à l’agenda de la SENA.

 

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