AFFAIRE « BAL KOULER » : L'ACP Jangi précise que Soobhany n'a pas fait l'objet de condamnation

Les débats sur la motion logée par l'avocat de Raj Dayal pour abus de procédures dans le procès qui lui est intenté dans le sillage de l'affaire « Bal kouler », ont repris hier avec le témoignage de l’ACP Heman Jangi. Ce dernier a relevé que Patrick Soobhany n'a jusqu'à l'heure fait l'objet d'aucune condamnation.
Le point avancé pour cette motion par l'avocat de Raj Dayal, Me Gavin Glover, SC, est porté sur une déposition de Raj Dayal consignée le 25 mars 2016 au CCID pour complot allégué. Ladite déposition n’avait pas été communiquée au bureau du DPP. L'avocat de la poursuite, Me Medhaven Armoogum, a interrogé l'ACP Jangi à cet effet. Ce dernier a soutenu qu'il avait pris connaissance de la déposition, mais n'était pas au courant de la teneur de l'enquête de l'ICAC.
Concernant le dénonciateur, Patrick Soobhany, l'ACP Heman Jangi a tenu à préciser que ce dernier serait impliqué dans trois délits selon Interpol, mais qu'il n'y avait pas eu de condamnation à son encontre à ce jour. Me Medhaven Armoogum lui a lu la réponse d'Interpol France à la requête de Maurice : « Patrick Soobhany est connu des services de police française des faits de… », citant alors les faits reprochés au dénonciateur. L'ACP Heman Jangi a acquiescé, précisant qu'il était toutefois incorrect de dire que Patrick Soobhany a été condamné pour ces délits, mais plutôt qu'il y serait impliqué.
Avec la fin de l'interrogatoire de l'ACP Heman Jangi à la barre des témoins, les plaidoiries sur la motion d'abus de procédures ont été fixées au 10 novembre.
Pour rappel, l'ex-ministre Raj Dayal est accusé d'avoir sollicité un pot-de-vin de Rs 1 M de l'homme d'affaires Patrick Soobhany, le 26 mars à son bureau à Port-Louis, dans le contexte de 50 bal kouler pour les célébrations de la fête Holi. Et ce, en échange d'un permis EIA pour un projet de Morcellement de 294 lotissements sur une superficie de 35 arpents à Gros-Cailloux.  L’ancien ministre de l’Environnement est poursuivi en Cour intermédiaire sous une charge de « bribery by public official » sous la Prevention of Corruption Act. Raj Dayal a plaidé non coupable.