Maurice a été enlevée de la liste noire fiscale de l’Italie, a annoncé le ministère de Finances. L’État italien s’aligne ainsi sur la position de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) qui avait déjà enlevé Maurice il y a plusieurs années déjà de sa liste noire de pays considérés comme des paradis fiscaux.
« La décision du gouvernement italien d’enlever Maurice de la liste noire est l’illustration même que le centre financier mauricien est transparent. Le centre financier a gagné en réputation. Maurice a pris des mesures nécessaires pour renforcer sa juridiction », soutient le ministre des Finances et du Développement économique, Vishnu Lutchmeenaraidoo.
Fort de ce nouveau statut fiscal, Maurice peut envisager de nouvelles opportunités d’échanges commerciaux et d’investissements avec l’Italie. Les exportations mauriciennes vers l’Italie bénéficieront dorénavant d’un traitement de l’impôt nettement plus favorable et seront ainsi plus compétitives. Il faut, d’autre part, s’attendre à plus de transactions de la part des entreprises et des investisseurs italiens au sein de notre centre financier.
Par ailleurs, le ministre des Finances a eu une rencontre avec le Chef de la Délégation de l’Union européenne (UE) à Maurice, Aldo Dell’Ariccia, mardi. À l’issue de la réunion, le ministre s’est réjoui du fait que les relations entre l’UE et Maurice puissent prendre un nouvel envol avec de nouvelles pistes de coopération.
« Nous avons réitéré notre engagement à promouvoir les pratiques de bonne gouvernance et de transparence dans la gestion des affaires de l’État, dont l’attribution des marchés publics. Tous les contrats passeront par des appels d’offres, et il n’est nullement question que l’on transgresse les règles sous le couvert de relations gouvernement à gouvernement. L’UE apprécie énormément cette approche qui est basée sur les principes de transparence et de méritocratie », explique Vishnu Lutchmeenaraidoo.
Maurice recherche le soutien de l’UE dans le domaine de la formation professionnelle et de l’appui aux PME, notamment. Sur le plan de la formation, l’apport de l’UE est recherché pour la création de nouvelles polytechniques et de collèges de technologie.
Aldo Dell’Ariccia a de son côté exprimé l’engagement de l’UE à accompagner diverses initiatives stratégiques énoncées dans le Budget 2015-2016, dont le développement des Smart Cities, l’enseignement supérieur et la politique visant à encourager la recherche et le développement.