La conférence de presse hebdomadaire du PMSD était principalement axée sur le dossier Chagos ce samedi 8 septembre, à l’Astor Court. Pour les membres du PMSD, c’est maintenant que la bataille commence. « Un avis consultatif, qu’il soit en notre faveur ou pas, ne changera rien à la situation. Ce n’est qu’une opinion de la Cour Internationale justice ».

Le porte-parole des bleus, Khushal Lobine soutient en effet que cette affaire dépasse toutes les divisions politiques.

« Ce n’est pas un problème où l’on peut faire une politique à outrance, étant donné que cela concerne notre souveraineté sur l’archipel des Chagos et également le sort de nos compatriotes chagossiens », déplore Khushal Lobine.

Khushal Lobine avance d’ailleurs que la diplomatie pour aller négocier avec les Anglais doit être amenée d’une façon où « na pa al pli divan kass ou figir ». Selon lui, le Brexit est tombé à un mauvais moment pour Maurice, car les Anglais ont commencé à renégocier beaucoup de leurs accords bilatéraux ainsi qu’avec tous les pays avec lesquels il travaille. « L’Angleterre, au niveau commercial et économique, est l’un des plus grands partenaires de Maurice. Nous devons prendre cela en considération parce qu’il y va de la survie de beaucoup de nos industries. Il ne faut, de ce faitpas crier victoire pour avoir pu aller devant la CIJ. C’est comment nous mènerons l’après-délibération qui comptera. Il ne faut ainsi pas mettre en péril l’économie mauricienne », affirme le porte-parole des bleus.

Le PMSD fait donc un appel aux Anglais de ne pas avoir une attitude revancharde, « parce que nous revendiquons notre droit sous la loi internationale sur la souveraineté des Chagos ».

En ce qui concerne la réforme électorale, Khushal Lobine estime que c’est malheureux de constater qu’on doit se limiter à ce qui se dit dans la presse. Khushal Lobine explique que la moindre des choses, c’est de venir avec la société civile afin d’avoir des débats approfondis de la part de toute la société mauricienne et des partis politiques.

Avec une certaine réserve, le PMSD affirme que le financement des partis politique va au-delà de toutes les réformes que le gouvernement envisage d’apporter. « Nous avons des doutes sérieux sur la façon dont le gouvernement viendra avec les amendements constitutionnels concernant les institutions. »

« Y aura-t-il des personnes, comme à l’Electoral Supervisory Commission, pour veiller à ce que les partis respectent leurs dépenses dans une campagne électorale ? »

Le PMSD invite ainsi le gouvernement, dans l’intérêt supérieur du pays, de venir avec la transparence et d’un « white paper » pour qu’il y ait un débat concernant la réforme électorale.

Khushal Lobine estime de plus, que le mal de notre système électoral, c’est la délimitation de nos circonscriptions. « Pour apporter une réforme acceptable où toutes les couches de la société mauricienne se sentent représentées, il faut adresser le gros problème du découpage des circonscriptions qui doit se faire sans favoriser un parti politique en particulier ».

Le PMSD a également partagé ses réserves sur l’accord de pêche entre Maurice et le Japon. Les bleus se demandent si cet accord de pêche empêchera les bateaux japonais de venir dans nos eaux territoriales pour la pêche à la baleine et les dauphins. Le PMSD demande ainsi au gouvernement de jouer la transparence sur toutes les discussions en cours avec le Japon.