La Mauricienne doit attendre la fin de la compétition aujourd’hui pour être fixée sur son sort

Roilya Ranaivosoa a terminé à la 4e place du groupe C en 49 kg hier à Pattaya, lors de la première journée des mondiaux d’haltérophilie en Thaïlande (18-27 septembre). La Mauricienne a dû se contenter de 73 kg à l’arraché en concédant deux essais à 76 et 77 kg, mais s’est surpassée à l’épaulé-jeté en réussissant sa meilleure levée personnelle à 98 kg pour une charge totale de 171 kg. Elle est devancée par un trio totalisant respectivement 176, 174 et 172 kg.

Roilya Ranaivosoa devra attendre la fin des compétitions dans cette catégorie prévue aujourd’hui dans les groupes A et B qui définiront son classement final sur les 33 concurrentes en lice, soit 10 en groupe A et 10 en groupe B. Les deux essais ratés à l’arraché pourraient lui coûter cher, d’autant qu’elle avait réalisé 80 kg aux Jeux de îles (juillet) et 75 kg aux Jeux d’Afrique le mois dernier au Maroc. Par contre, elle a battu son record national à l’épaulé-jeté d’un kilo.

Mais toujours est-il que l’affaire est assez mal embarquée pour la qualification en vue des Jeux Olympiques de Tokyo 2020. Sauf en cas d’élimination de concurrentes engagées dans les deux groupes de finalistes qui s’affrontent. Car c’est aujourd’hui que se dispute véritablement la finale dans cette catégorie. Inscrite avec une charge totale de 180 kg, la Mauricienne s’est ainsi retrouvée dans le groupe le moins redoutable, à l’inverse des références mondiales de la discipline dont les meilleures se situent à 210 kg (A) et 191 kg (B) à l’engagement. Dans ces deux groupes, les moins bonnes se sont inscrites avec 191 kg (A) et 181kg (B). C’est tout dit du niveau des adversaires. Et si aucune d’entre elles n’échoue ni ne rate son concours, la Mauricienne devrait finir assez logiquement 24e au final. Elle pouvait viser le top 15 pour une qualification olympique.

Depuis avril, Roilya Ranaivosoa enchaîne des compétitions continentales relevées en 49 kg avec d’abord les Championnats d’Afrique du Caire où elle avait été triple médaillée d’argent (71 kg – 93 kg – 164 kg), puis courant en juillet les 10es Jeux des îles, où elle a battu ses marques nationales avec un triplé en or (80 kg – 97 kg – 177 kg) et enfin aux Jeux d’Afrique du Maroc le mois dernier avec trois médailles d’or (75 kg – 94 kg – 169 kg). Ces mondiaux surviennent donc pratiquement à la fin d’une longue et dure saison. Il faut aussi tenir compte des deux moins de stage passée en Roumanie (19 février- 16 avril), et l’autre d’une durée d’un mois et demi (20 mai-10 juillet) en Chine qui servait de préparation finale aux Jeux des îles. Une fréquence d’enchaînement assez effrénée.

Aussi, ce qui pourrait ressembler à un faux-pas dans son concours à l’arraché pourrait aussi s’avérer une erreur technique en sachant qu’elle a déjà fait mieux. L’an dernier, elle avait été médaillée d’argent en 48 kg aux Jeux du Commonwealth à Gold Coast (Australie) en soulevant 76 kg –  94 kg – 170 kg. Mais le gain d’un kilo semble ne pas lui avoir été bénéfique, à l’inverse, par exemple, de l’Indienne Mirabai Chanu, médaillée d’or à Gold Coast l’an dernier en 48 kg et qui est engagée aujourd’hui dans le groupe A en 49 kg avec une charge de 200 kg.

Roilya Ranaivosoa est accompagnée en Thaïlande du DTN roumain Constantin Dabija.