Arrêté dans le cadre de l’enquête sur le meurtre de Judex Bhoyroo, âgé de 16 ans, brûlé vif et tué dans une ferme à la Chaumière en juin 2006, Jean-Luc Murden s’est vu accorder la liberté conditionnelle en Cour intermédiaire hier. Après huit années de détention, il a dû fournir une caution de Rs 50 000 et signer une reconnaissance de dettes de Rs 100 000 pour sa remise en liberté.
La Cour intermédiaire s’est prononcée hier sur la demande de remise en liberté conditionnelle de Jean-Luc Murden. Alors que la police avait objecté à cette requête, la magistrate Ida Dookhy-Rambarrun a toutefois tranché en faveur de Jean-Luc Murden. Ce dernier, incarcéré depuis huit ans pour sa participation dans le meurtre du jeune Judex Bhoyroo, affirme avoir été « injustement détenu » et craindre que sa vie conjugale en souffre.
La police avait avancé comme argument en Cour intermédiaire, le 14 décembre, qu’il y avait des risques que Jean-Luc Murden ne récidive ou que sa sécurité soit mise en péril. Car le principal concerné a cité le nom de plusieurs personnes impliquées dans le meurtre de Judex Bhoyroo. Le sergent Ramjeetun, qui avait été appelé à la barre des témoins pour soutenir l’objection, a indiqué que Jean-Luc Murden est accusé d’avoir kidnappé Judex Bhoyroo en mai 2006 et de l’avoir conduit à ladite ferme, où il a assisté au crime.
Après son arrestation, Jean-Luc Murden avait avoué les faits et devait donner les noms des auteurs du meurtre. Le sergent Ramjeetun avait indiqué que les personnes impliquées ne font l’objet d’aucune accusation et sont en liberté. Il a aussi rappelé que le demandeur a été condamné à neuf ans de prison aux Assises le 6 novembre 2014 pour l’agression mortelle d’Avinash Chattoo. Sentence qu’il purge actuellement.
Toutefois, dans un “ruling” rendu hier, la magistrate Ida Dookhy-Rambarrun a accordé la liberté conditionnelle à Jean-Luc Murden. En plus de sa caution de Rs 50 000 et d’une reconnaissance de dettes de Rs 100 000, il devra se présenter quotidiennement au poste de police le plus proche de son domicile et devra fournir un numéro de téléphone sur lequel il pourra être contacté à tout moment par la police. Il était défendu par Me Rex Stephen alors que la poursuite, elle, était représentée par Me Roshan Santokhee.