DÉBATS BUDGÉTAIRES — FRANCO QUIRIN : « Une pension mensuelle de Rs 50 000 aux sportifs de haut niveau »

C’est un état des lieux fort sombre que Franco Quirin a dressé sur la situation du sport. Lors de son intervention, il a ainsi évoqué la « situation confuse » dans laquelle se trouve le judo et l’échec du caretaker committee qui avait été institué, la situation d’une sélection de football qu’il considère à la dérive, l’Académie de football qui demeure à son avis « un projet fictif » et le manque de considération à l’égard des sélections de beach handball qui préparent la Coupe du Monde -17 ans.
Le député de Beau Bassin-Petite Rivière s’est également élevé contre le fait que, jusqu’ici, personne n’a été nommé en tant que Chief Executive Officier (CEO) du Comité organisateur des Jeux des îles et du Trust Fund For Excellence in Sports. Il a souhaité dans la foulée que le gouvernement prenne avec tout le sérieux voulu la menace de l’île de la Réunion de ne pas être présente aux prochains JIOI et que le buget de Rs 18 millions accordé à l’organisation soit distribué en toute équité…
L’organisation de la Maurtius Professionnal Football League a également interpellé Franco Quirin. « Je considère cela comme une supercherie. Il faudrait une plus grande transparence pour l’allocation de fonds par les compagnies privées. Aujourd’hui, les joueurs se trouvent dans le doute. De plus, je déplore la nonchalance de la Mauritius Football Association qui s’est lavé les mains. »
Concernant l’allowance scheme accordé aux sportifs ayant brillé au niveau international, Franco Quirin estime qu’ils méritent mieux. « Combien de sportifs parviennent à joindre les deux bouts à chaque fin de mois ? Pourquoi pas une pension mensuelle de Rs 50 000 à des sportifs de haut niveau tels que Bruno Julie, Stephan Buckland et Éric Milazar qui ont réussi des exploits de dimension planétaire ? » Il a également souhaité que tous les sportifs des disciplines olympiques et non-olympiques soient placés sur le même pied d’égalité et a effectué un constat d’échec de la participation féminine dans les différentes compétitions.
Au niveau de la jeunesse, Franco Quirin a considéré qu’elle demeure « le maillon faible du budget » et qu’aucun item n’a été évoqué pour la valoriser. Qui plus est, il a fait mention de l’augmentation des frais de location pour les infrastructures sportives et des ramifications dans les différentes sphères en utilisant des sportifs dans le trafic de la drogue.