Les deux “Constitutional cases” logés en Cour suprême par Rezistans ek Alternativ, contestant l’obligation des candidats aux élections générales de déclarer leur appartenance ethnique, seront pris sur le fond le 3 novembre. C’est ce qui découle de l’audience de jeudi, qui s’est déroulée devant la Deputy Master and Registrar Shameem Hamuth-Laulloo. Rezistans ek Alternativ déplore le fait que le comité ministériel, présidé par le Premier ministre adjoint, Xavier-Luc Duval, qui s’est adressé en outre au financement des partis politiques, ne s’est pas penché sur la question de la déclaration ethnique.
C’est le Premier ministre, sir Anerood Jugnauth, qui  avait annoncé l’institution d’un comité ministériel pour se pencher sur la question de la réforme électorale et que « the issue of declaration of community of candidates will surely be addressed ». Lors d’une précédente séance, Me Priya Cheetoo, du State Law Office, avait indiqué que le comité ministériel institué pour se pencher sur la question de la réforme électorale, comme annoncé par le Premier ministre, s’était réuni à plusieurs reprises. Me Cheetoo, du State Law Office, avait ajouté que les prochaines élections générales ne sont prévues que dans quatre ans, s’appesantissant sur le fait que la réforme électorale fait partie du programme de L’Alliance Lepep.
Le conseil légal de Rezistans ek Alternativ – composé de Mes Rex Stephen, Anekha Punchoo et Ashvin Ramdhane – devait toutefois soutenir qu’il n’y avait eu « aucun développement » concernant la décision du PM de revoir la réforme électorale et d’apporter des amendements à la Constitution. Ces derniers avaient demandé que l’affaire soit prise sur le fond si la question de la déclaration de l’appartenance ethnique aux élections générales n’était pas abordée. Lors de l’appel de l’affaire jeudi, le conseil légal a ainsi demandé que l’affaire soit prise sur le fond, vu que la déclaration d’appartenance ethnique n’a pas été abordée par le comité ministériel. Selon les membres de Rezistans ek Alternativ, l’État « ne peut faire fi de ses responsabilités devant l’obligation de respecter le “ruling” du Comité des Nations unies pour les Droits de l’Homme au chapitre de la réforme électorale », ajoutant que cette réforme « aidera à “décommunaliser” le système électoral ».