Navina Permall

L’éducation est un terme qui renvoie à de multiples aspects. C’est un sujet tellement vaste qu’il arrive que nous nous mélangeons les pinceaux. Nous l’associons souvent à l’acquisition et au développement des facultés intellectuelles mais nous ne devons pas négliger l’aspect social et moral.

L’institution familiale et éducative y contribuent énormément.
Chaque société a sa particularité au niveau de son système éducatif mais le rôle traditionnel de la famille est quasi-universel. Bien souvent, l’accent est mis sur l’enseignement et non sur l’éducation. Enseigner, c’est éduquer mais l’inverse n’est pas forcément le cas.

L’acquisition des facultés intellectuelles a tendance à primer sur l’apprentissage du savoir-vivre. C’est ici qu’intervient le rôle fondamental de l’institution familiale, chargée de la socialisation primaire de la société. En effet, la famille, de manière générale, constitue pour l’enfant le premier espace de socialisation et s’occupe ainsi de l’insertion de cet être dans la société. Etant la première institution de la socialisation, elle ne devrait pas céder sa place de « formatrice » à l’institution scolaire.

Bien que l’école contribue à l’apprentissage des valeurs de société, elle ne peut remplacer l’institution familiale dont le but est de former des enfants à la vie de société et d’en faire des êtres aptes à vivre en société. Il est donc du devoir des parents d’éduquer leurs enfants et de l’enseignant d’instruire.
Beaucoup s’accordent à dire que la famille a quelque part perdu son image et son rôle de façonneur.

Sans jeter tout le blâme sur l’institution familiale, les problèmes de société du XXIe siècle que nous connaissons sont liés à la défaillance de cette institution. Elle continue à perpétuer les valeurs et les codes mais avec moins de fermeté qu’autrefois. Aujourd’hui, beaucoup de personnes semblent vouloir revenir à un fonctionnement plus autoritaire de l’institution familiale. Quoiqu’il en soit, la famille reste l’institution phare de la société.