La suprématie des Réunionnais de Château-Morange et des Malgaches du Tananarive Handball Club se maintiendra-t-elle dans la Coupe des clubs de l’océan Indien de handball ? Au gymnase de Phoenix cet après-midi à partir de 16h30, ces deux formations tenteront d’ajouter un nouveau fleuron à leur palmarès en affrontant respectivement les Mahorais de l’ASC Tsingoni et les Réunionnaises de l’AS Saint-Gilles.
Les équipes mauriciennes du Curepipe Starlight (masculin) et de l’Union Sportive Beau Bassin Rose-Hill (féminin) ont pris la porte de sortie au stade des demi-finales. Elles devront se contenter des matches de classement pour l’obtention de la médaille de bronze. Reste que le Curepipe Starlight pouvait nourrir beaucoup de regrets à l’issue de son duel face à Château-Morange.
Alors que cette dernière formation, au vu de son palmarès dans cette compétition, partait en toute logique avec la faveur des pronostics, l’équipe de la ville lumière a pu soutenir la comparaison, en ne s’inclinant que de deux buts (22-24). Pourtant, le tenant du titre, avec à la baguette Laurent Monache et Bruno Payet, auteurs de six et cinq buts respectivement, avait d’emblée pris le contrôle du débat. Une avance de cinq buts (9-4) après un quart d’heure de jeu et un écart de huit buts (15-7) à la pause laissait présager que les dés étaient déjà jetés.
Mais voilà, le CSSC, n’ayant rien à perdre, grignotait du terrain en seconde période. Tant et si bien qu’il ne concédait que trois buts de retard (18-21) au cours des dying minutes. Cependant, des penaltys ratés et un certain manque de réalisme à l’approche des buts adverses ne lui permettaient pas de réaliser un renversement spectaculaire. Face à une équipe curepipienne qui est tombée les armes à la main et au sein de laquelle Jean-François Lamarque s’était fait remarquer avec sept réalisations, Château-Morange avait eu chaud. Son métier avait néanmoins fait la différence.
Quoi qu’il en soit, une finale 100% réunionnaise ne sera pas au programme, la Jeunesse Sportive Bénédictine ayant chuté face à un bloc de l’ASC Tsingoni accrocheur tout au long du débat et qui s’est démarqué au cours des deux dernières minutes, avec à la clé un succès de 34-32. Cette équipe mahoraise, au sein de laquelle Salinou Minihadji (7 buts) et Afaya Souffou (6 buts) faisaient preuve d’une puissance et d’une adresse incroyables, avait signifié ses prétentions en menant 10-4 (18e).
Cependant, la JSB, privée des services de son capitaine, Romain Calixte, blessé au genou au début de l’engagement, avait vite fait de redresser la barre (15-15) à la 28e minute. Dès lors, les deux protagonistes devaient se livrer à un somptueux mano à mano, avant que l’équipe de l’île soeur, en infériorité numérique, ne craque sur la fin. L’AS Tsingoni se qualifiait ainsi pour une quatrième finale, avec l’espoir cette fois de soulever enfin le trophée. Une finale qui s’annonce indécise car les deux protagonistes s’étaient quittés sur un score de parité (24-24) lors de la phase qualificative.
Chez les dames, l’USBBRH aura tenu tête pendant 27 minutes au THBC. Ketty Boudou et ses coéquipières devaient par la suite lâcher prise face à un bloc malgache qui avait singulièrement haussé le ton. Ravelonjaka (7 buts), Ando, Valérie et Hery Lala (6) s’étaient montrées percutantes face à une équipe des villes soeurs où Liliana Perrine et Sharonne André s’étaient manifestées avec six et cinq buts respectivement, et où la gardienne de but, Lorianna Bernon, avait réussi quelques parades intéressantes.
Le THBC trouvera donc sur sa route une équipe de l’AS Saint-Gilles qui a renversé la vapeur face à La Case Cressonnière. Cette dernière formation semblait avoir fait le plus difficile en menant 10-7 à la mi-temps. Toutefois, la bande à Christian M’Tima offrait un visage plus conquérant en seconde période pour s’offrir un succès confortable (26-20) avec notamment 11 buts d’Annie Marianne.