Un étudiant de 14 ans a été agressé avec une barre de fer par le conducteur d’un van aux abords de la rue Pagoda, à Plaine-Verte. L’individu n’aurait pas apprécié que l’adolescent lui demande de déplacer son véhicule stationné dans une “yellow box” pour que son grand-père, qui était en voiture, puisse circuler et le déposer au collège. Grièvement blessée, la victime est toujours admise à l’hôpital Jeetoo.
Cela fait plusieurs années que Mootooza Rohomuthally, un habitant de Vallée-des-Prêtres de 73 ans, conduit ses trois petits-enfants à l’école en voiture. « Mon père conduit tous les jours ma nièce, ma fille et mon fils à l’école », raconte Akhbar Rohomuthally, le père de la victime, rencontré par Le Mauricien hier après-midi dans les couloirs de l’hôpital Jeetoo. « Mais hier matin, mon garçon était en retard pour l’école. Et à 8h, quand ils sont arrivés près de la rue Pagoda, un van était stationné dans une “yellow box” aux abords de la rue Pagoda. »
Étant en période d’examens, son fils craignait d’être en retard. L’adolescent est alors descendu de la voiture de son grand-père pour demander au conducteur du van de déplacer son véhicule afin qu’ils puissent poursuivre leur route. Cependant, le conducteur n’aurait pas apprécié cette démarche. Il se serait muni d’une barre de fer et aurait alors asséné à l’adolescent plusieurs coups à la tête et au ventre. « Sofer la pann mem donn li letan, linn nek donn li kout feray. Mon garçon est tout de suite revenu à la voiture. Mon père lui a alors demandé ce qui lui était arrivé, car il saignait. Lerla mo garson inn reponn li ki sofer-la inn bat li », explique Akhbar Rohomuthally. L’étudiant a alors été pris de malaise et a demandé à son grand-père de ne pas suivre le van, mais de le conduire à l’hôpital. Le septuagénaire a toutefois tenté de relever la plaque d’immatriculation, mais vu que quatre véhicules les séparaient, il n’a pu le faire.
Mootooza Rohomuthally s’est ensuite rendu au poste de police de Plaine-Verte pour consigner une déposition, juste avant de conduire l’adolescent à l’hôpital Jeetoo afin qu’il puisse recevoir les premiers soins. C’est quand sa fille l’a contacté qu’Akhbar Rohomuthally a appris l’agression de son fils. Lorsqu’il s’est rendu à l’hôpital, « mon garçon était évanoui » et « c’est après, durant l’après-midi, qu’il a repris connaissance ». D’après les indications d’Akhbar Rohomuthally, son père n’a pas vu le chauffeur, mais son garçon, sa fille et sa nièce sont en mesure de l’identifier.
D’autre part, la victime a expliqué que deux individus étaient à bord du van. Tous deux portaient un uniforme comprenant une chemise blanche. Selon Akhbar Rohomuthally, il y a de nombreuses caméras rue Pagoda et rue St-François. « Si lapolis fer so resers, li pou kapav gagn nimero van-la », avance-t-il.
À l’heure où nous mettions sous presse, aucune arrestation n’était encore survenue dans le cadre de cette affaire. Questionné, l’inspecteur Coothen, du service de presse de la police, indique que « toutes les vidéos de caméras de surveillance ont été récupérées par les enquêteurs afin que la plaque d’immatriculation du véhicule que conduisait l’agresseur de l’adolescent soit relevée au plus vite ». Pour sa part, la victime souffre d’atroces douleurs à la tête et aux reins. L’étudiant est toujours admis à l’hôpital Jeetoo, le personnel de l’établissement ayant souhaité le garder en observation.