Un délai supplémentaire jusqu’à ce que les infrastructures aux deux nouvelles gares du Sud et du Nord soient prêtes. C’est ce que réclame le Front Commun des marchands ambulants qui a fait un sit-in devant la municipalité de Port-Louis. Trois représentants de l’association ont rencontré le Lord-maire, Oomar Khooleegan, vers midi. Mais selon une source proche du dossier, malgré une pression exercée par ces derniers, les autorités maintiennent la décision ferme de recaser les colporteurs de la capitale à Decaen et Immigration.
Plusieurs colporteurs de la capitale se réunissent depuis hier devant le Renganaden Seeneevassen Building qui abrite le bureau du ministère des Collectivités locales dans le but de rencontrer le ministre Anwar Husnoo. Ce matin, ils s’y sont rendus une fois de plus. Un groupe d’entre eux s’est par la suite rendu devant la mairie de Port-Louis où il a fait un sit-in. Plus tard, ce mouvement de mécontentement s’est transformé en une véritable manifestation devant la municipalité de Port-Louis.
Les marchands ambulants ont fait comprendre qu’ils n’allaient pas accepter le relogement sous les conditions actuelles, déplorant d’une part le manque d’infrastructures et d’autre part la manière dont les étals ont été alloués aux occupants des sites Decaen et Immigration. Mais du côté des autorités, l’on fait comprendre que depuis hier, les marchands ambulants n’ont plus le droit d’opérer dans les rues de Port-Louis et que d’après le plan de relogement, ils doivent désormais le faire dans deux sites déjà aménagés, à Decaen et Immigration. Le relogement des marchands ambulants de la capitale a effectivement débuté en dépit de leurs protestations ces derniers mois. Les porte-parole du Front commun ont indiqué dès hier qu’ils allaient répliquer à travers un recours légal.
Vers 12 h 15, le Lord-maire a accepté de recevoir trois représentants des colporteurs. Ces derniers ont expliqué leurs griefs et réclamé, « sur une base humanitaire », une période moratoire jusqu’à ce que les deux gares du Nord et Sud soient livrées. Car ces nouvelles gares, d’après le plan, contiennent des espaces pour les marchands ambulants. Mais le maire a affirmé que les autorités ne comptent pas faire marche arrière. Du coup, le Front commun n’écarte pas la possibilité de tenir une nouvelle manifestation dans les jours à venir.
À l’heure où nous mettions sous presse, les colporteurs faisaient comprendre qu’ils ne comptaient pas bouger de la municipalité tant que les élus n’auraient pas pris de décision qui pourrait les satisfaire, et ce jusqu’à la fin de la séance parlementaire du jour.