Avec la cuisante défaite de l’alliance PTr-MMM aux élections du 10 décembre 2014 – où le PTr n’a réussi à faire élire que quatre députés alors que son ancien allié en compte treize – et plus particulièrement la défaite personnelle de Navin Ramgoolam, la première déclaration publique de ce dernier était très attendue. Après trois heures de discussions «franches» avec les membres de son Bureau politique qui «ont refusé sa demission à l’unanimité», l’ex-Premier ministre, redevenu plus terre à terre, assume.  La déroute de l’Alliance et de son parti. Pas seulement. Le peuple a rejeté le concept de la deuxième République et Paul Bérenger comme Premier ministre.  Et il inisiste humblement sur le caractère «over confident» de leur campagne, mal maîtrisée, et qui  a pu apparaître comme étant de l’arrogance.  Il ne minimise pas pour autant avec réalisme  le rejet de  l’usure du pouvoir , de sa personne et de sa vie privée. L’occasion pour le parti revoir ses structures, avec une refonte de son exécutif, jugé trop large, mais également, une refonte de la Constitution du Labour party. Ce qui sera chose faite, d’ici fin février, période à laquelle le PTr organisera son congrès annuel et nommera ses nouveaux dirigeants.