Durant deux jours, les techniciens de la Traffic Management and Road Safety Unit (TMRSU) et des professionnels venus de la métropole et de la Réunion ont tenu, au Hennesy Park, à Ebène, un atelier consultatif inauguré par le Premier ministre, sir Anerood Jugnauth. Ce dernier a rappelé que « 739 Mauriciens y ont laissé la vie dans des accidents de la route et que 2,275 personnes ont été grièvement blessées ». Par conséquent, il a plaidé pour la révision de la formation des conducteurs.
Cet atelier consultatif se situe dans le sillage des réunions du National Safety Road Council en vue de définir les grandes orientations du plan décennal de prévention des accidents de la route pour 2015/2025. Propositions qui seront ensuite compilées dans un rapport et soumis à la National Commission on Road Safety, présidée par le Premier ministre, pour l’examen et l’adoption de la Stratégie nationale en janvier prochain.
Dans son allocution, sir Anerood Jugnauth a souligné que, « we have all a big responsibility : that of pulling together the right strategies to decrease the death toll on our roads and ensure maximum safety to drivers and other road users ».
D’autant que, cite-t-il, « 739 Mauriciens y ont laissé la vie dans des accidents de la route et 2,275 personnes ont été grièvement blessées ».
Ainsi, après avoir énuméré les causes des accidents de la route, à savoir la qualité de nos infrastructures routières non adaptées aux plus vulnérables, tels que les cyclistes et motocyclistes, la conduite en état d’ébriété, le manque de courtoisie, le manque d’éducation des conducteurs et la croissance rapide du parc automobile, il devait soutenir que la Banque Mondiale a qualifié cette situation « d’inacceptable ».
Rappelant que 95% d’accidents sont la cause d’erreurs humaines, il estime que, « furthermore, action needs to be taken quickly to re-engineer the driver’s training and licensing scheme. Driver’s training is therefore of prime importance to ensure road safety ».
Il est rejoint à ce propos par le ministre des Infrastructures publiques, Nando Bodha, qui souligne que, « la sécurité routière, c’est l’affaire de tous et nous devons tous agir pour éviter ces drames à répétition sur nos routes. Nous devrions cesser de dire que la route tue ? Et plutôt dire que ce sont nos erreurs, notre manque de respect envers la loi, notamment en matière de vitesse et d’alcoolémie qui sont à l’origine des accidents les plus graves ».
Les thèmes qui ont été abordés sont le concept de routes sures, l’éducation routière, l’enseignement de la conduite, entre autres.
Notons, par ailleurs, qu’une campagne de presse (écrite et parlée) a démarré pour sensibiliser sur les accidents de la route.