Climat – En route vers la COP26 : Maurice dépendante des grands pays pour sa survie

La délégation mauricienne quitte le pays samedi soir

La survie de Maurice face au changement climatique dépend des engagements des grands pays pollueurs à financer les Petits États insulaires en développement à lutter contre les effets dévastateurs du changement climatique. Le focus de la Conférence des Parties, qui en sera à sa 26e édition (COP 26), du 31 octobre au 12 novembre, à Glasgow, sera l’occasion pour Maurice de plaider sa cause auprès des plateformes internationales. La délégation, avec à sa tête le Premier ministre, Pravin Jugnauth, quitte le pays ce soir. Il sera accompagné de son ministre de l’Environnement, Kavy Ramano, et d’autres officiers concernés.

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La position de Maurice sera alignée sur celles de l’Union africaine, de l’Alliance of Small Island States (AOSIS) et du Group 77 & China. « Nous soutiendrons le processus de finalisation rapide du Règlement de Paris. Nous devons nous lancer dans la phase de mise en œuvre de l’Accord de Paris dès que possible », déclare le ministre. Dans la mise en œuvre de cet accord, il estime « crucial que les pays en développement aient accès à des financements prévisibles pour permettre aux petits États insulaires en développement, aux pays d’Afrique et aux pays moins avancés (PMA) d’atteindre les objectifs que nous nous sommes fixés ».

A ce sujet, il fait ressortir que les pays développés avaient promis de mobiliser USD 100 milliards à partir de 2020. Or, Kavy Ramano note avec regret que cet engagement n’a pas été respecté jusqu’ici. « Cela reste un des plus gros défis des négociations. » Il estime que l’accès aux mécanismes de financement doit être plus efficace et moins contraignant pour les pays en voie de développement.

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« Les pays en voie de développement devraient avoir un accès prioritaire aux 13 mécanismes de financement, tels que le Green Climate Fund et l’Adaptation Fund. Nous aurons besoin d’une opérationnalisation rapide du Santiago Network et du mécanisme Loss & Damage. C’est essentiel, étant donné les impacts accentués et les lourdes pertes économiques qui résultent d’impacts tels que des événements extrêmes, comme les cyclones de catégorie 5, et les pays développés devront soutenir les pays en voie de développement en termes de renforcement des capacités et de transfert de technologies », ajoute-t-il.

Le Premier ministre s’adressera au sommet de Glasgow l’après-midi du 1er novembre. Il interviendra aussi lors de discussions axées sur la résilience des infrastructures dans les Petits États insulaire. Le même jour, le ministre de l’Environnement participera à une discussion organisé par le Commonwealth-Climate Vulnerable Forum. S’ensuivra le 2 la participation de Maurice à la High Level Discussion on the Coalition for Disaster Resilient Infrastructure (CDRI) en consultation avec l’AOSIS (Alliance of Small Island States). Les thèmes des discussions et négociations du 3 au 12 novembre porteront sur les finances, l’énergie, l’autonomisation des jeunes, la nature, l’adaptation, le Loss & Damage, les genres, le transport et l’urbanisation.
Kavy Ramano a aussi mentionné le NDC de Maurice envoyé à cette conférence. Les besoins financiers totaux pour la mise en œuvre des mesures NDC sont estimés à USD 6,5 milliards, soit USD 4,5 milliards pour l’adaptation et USD 2 milliards pour l’atténuation.

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