Mondiaux et Championnats du Commonwealth : Anthony Madanamoothoo sur la plateforme à midi

Après Cédric Coret qui était en action lundi dans la catégorie des moins de 96 kg, c’est maintenant au tour d’Anthony Madanamoothoo de concourir ce mercredi 15 décembre dans la catégorie des 102 kg de ces Championnats du Commonwealth et des Mondiaux qui se disputent simultanément à Tashkent en Ouzbékistan. Le jeune haltérophile de 21 ans, qui caresse le rêve de ramener une médaille pour le pays, aura fort à faire face aux meilleurs spécialistes mondiaux. La pesée des athlètes est programmée pour 10h, tandis que la compétition débutera à midi (heure de Maurice).

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Aujourd’hui, les espoirs de tout un peuple reposent sur les solides épaules d’Anthony Madanamoothoo, qui devra se faire respecter chez les lourds (102 kg). La pesée est programmée pour 10h et la compétition débute à midi. 10 concurrents sont engagés dans cette catégorie avec des leveurs de fonte venant d’Inde, des Philippines, du Cameroun et de Suisse notamment. À titre d’information, le record du monde dans cette catégorie à l’épaulé-jeté est la propriété de l’Iranien Sohrab Moradi (186 kg), tandis qu’a l’épaulé-jeté, la meilleure marque est détenue par le Chinois Tian Tao (231 kg). Au total olympique, Moradi avait réalisé 416 kg. Lors des derniers championnats de Maurice, Anthony Madanamoothoo avait réalisé 140 kg à l’arraché et 170 kg à l’épaulé-jeté. Il devra impérativement hausser le niveau s’il veut prétendre à un podium.

« Je suis en forme et très concentré. Je vais tout donner. C’est maintenant ou jamais », fait-il ressortir. « J’espère ramener une médaille pour mon pays. Moi qui suis passionné de ce sport depuis ma plus tendre enfance, avec notamment un père ayant pratiqué le culturisme, je compte bien sortir le grand jeu. Je bois et mange des barres de fer (rires). Je n’ai jamais pratiqué une autre discipline sportive, car je n’en ressentais pas le besoin », explique celui qui rêverait de participer un jour aux Jeux Olympiques.

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Double médaillé de bronze à seulement 15 ans aux JIOI 2015, triple médaillé d’or en 2019 à Maurice ainsi qu’aux Championnats du Commonwealth juniors (77 kg) en Malaisie en 2016, médaillé d’argent et de bronze aux Championnats d’Afrique en 2019 en Égypte, Anthony demeure un talent précoce qui possède encore une belle marge de progression. Son père Jack en témoigne : « Quand il était enfant, il m’accompagnait à la salle de sport lors de mes séances de musculation. J’avais remarqué qu’il adorait soulever les haltères. Et il a aussi toujours eu une morphologie adaptée à l’haltérophilie. C’est aussi une question de génétique, comme la masse osseuse. Ça coulait de source qu’il allait réussir dans ce domaine. » À Anthony Madanamoothoo maintenant de prouver qu’il a sa place au sein de l’élite mondiale.

Partie remise

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Cédric Coret (30 ans) a été le premier à être en action lundi. Le triple médaillé d’or des JIOI de 2015 et 2019, meilleur haltérophile des derniers championnats nationaux, a réalisé une performance de 130 kg à l’arraché et 166 kg à l’épaulé-jeté, et 296 kg au total olympique. Il a pris la cinquième place dans le Groupe D, qui comptait dix leveurs de fonte. « Je tiens à remercier le pays pour son soutien. Pour le moment, je suis épuisé et je reviendrai incessamment avec plus de détails », pouvait-on lire sur les réseaux sociaux.
Cédric Coret n’a pas été en mesure d’améliorer ses meilleures marques, lui qui avait réalisé 136 kg à l’arraché, 173 kg à l’épaulé-jeté et 309 kg au total olympique lors des championnats nationaux. Il est important de préciser que les haltérophiles masculins n’ont pas eu de compétitions internationales à se mettre sous la dent depuis près de deux ans. Se frotter face à la crème de la crème n’est pas une mince affaire, et Coret a, tant que mal, donné la pleine mesure ses capacités. Il nous revient qu’il a raté son premier essai à 130 kg à l’arraché, avant de le réussir au deuxième. Il manquera toutefois son troisième essai à 137 kg.

Ce n’est que partie remise pour ce guerrier des temps modernes, gravement blessé au genou au 2016 et qui, contre vents et marées, est revenu à son meilleur niveau. Une belle revanche sur la vie et un exemple à suivre pour les plus jeunes, notamment sur le plan de la persévérance, du sacrifice et du dépassement de soi.

 

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