Covid-19 : Maurice toujours inaccessible aux touristes de La-Réunion  

– Incompréhension des voyagistes suivant l’extension des restrictions de déplacement jusqu’au 21

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Alors que les restrictions ont été levées entre Maurice et l’Afrique du Sud, les voyagistes réunionnais sont toujours embêtés. Les touristes réunionnais ne peuvent toujours pas se rendre à Maurice. Les restrictions de voyage viennent d’être étendues par le préfet de La-Réunion jusqu’au 21 février. Cette situation, qui découle de la prévalence du virus  du Covid à l’île sœur, représente cependant un énorme frein à la reprise du secteur touristique à Maurice.

La clientèle réunionnaise constitue un important marché régional pour une gamme d’opérateurs locaux. Les restrictions de voyages sont également dénoncées par des voyagistes réunionnais, notamment ceux de l’Association des indépendants du tourisme et des loisirs (AITL). Ces derniers sont en difficulté, car l’océan Indien représente le cœur de leurs activités touristiques, et Maurice restera inaccessible jusqu’au 21.

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Vu la rapidité de la propagation du virus, les autorités réunionnaises indiquent qu’une telle situation ne permet pas d’assouplir les mesures de restrictions. Ainsi, le couvre-feu de 21h à 5h tous les jours, est maintenu jusqu’au 21 février. En terme de déplacements à l’étranger, rien ne change. Comme c’est le cas depuis le 4 décembre dernier, seuls les passagers justifiant un « motif impérieux » peuvent voyager en provenance et à destination de Maurice et de l’Afrique du Sud.

Dans une communication adressée au préfet, les voyagistes réunionnais rappellent pourtant que Maurice et l’Afrique du Sud viennent toutes les deux « d’être requalifiées en destination Orange pour l’ensemble des voyageurs d’Europe, dont la France, dont nous faisons partie ».

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Ils ajoutent qu’ « à ce jour, nous ne pouvons toujours pas y envoyer les voyageurs réunionnais. Vous avez justifié la fermeture de ces destinations afin de protéger La Réunion d’une flambée de cas liés au variant Omicron, or, bien des pays ont laissé leurs frontières ouvertes pour éviter un impact économique conséquent. »

Les voyagistes réunionnais expliquent : « nous n’avons pas la volonté de vivre sous perfusion de l’État, mais bien de reprendre notre activité dans les meilleures conditions possibles, et au plus tôt. Notre activité est saisonnière et nous avons déjà fait l’impasse sur les fêtes de fin d’année et sur le mois de janvier 2022, qui sont des périodes de forte affluence. Passer à côté des vacances de mars 2022 pourrait être considéré par certains professionnels comme le coup de grâce de nos entreprises. »

A Maurice, le secteur touristique est touché de plein fouet par les conditions strictes imposées aux voyageurs réunionnais. Comme l’explique Christian Lefèvre, directeur de Coquille Bonheur et président de Friends in Tourism .

« Après la France, La Réunion est un marché important pour notre secteur touristique. Le trafic entre La Réunion et Maurice est aussi très important pour notre tourisme. Et tous les opérateurs locaux subissent un manque à gagner énorme », indique-t-il.

S’il dit comprendre la position des autorités réunionnaises et la nécessité de juguler la flambée de nouveaux cas dans l’île, il explique que, parallèlement, beaucoup de pays rouvrent leurs frontières et abandonnent le port du masque. « Nous comprenons, mais nous disons que l’extension des restrictions va asphyxier notre secteur. C’est un gros manque à gagner et un sacré coup dur pour les agences de voyages réunionnaises, qui sont sous respirateur artificiel », ajoute Christian Lefèvre.

Cet opérateur mauricien explique que la clientèle réunionnaise est importante pour Maurice, car elle consomme beaucoup. Les Réunionnais fréquentent les hôtels aussi bien que les petites structures d’hébergement, dit-il. « Ils font beaucoup de shopping à Maurice et fréquentent Bagatelle, La Croisette, Cascavelle, sans oublier les marchés et foires, notamment à Port-Louis et Quatre-Bornes. Nous avons tous quelque chose à gagner de la clientèle réunionnaise », reconnaît-il.

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