– L’équipe d’avocats des Avengers saisit l’affaire Needroo, avec comme témoin Kobita Jugnauth, Me Bissessur étant en détention
La compagnie de Me Akil Bissesur, Doomila Devi Moheeputh (46 ans), plus connue comme Sweety, a été interrogée par le Central CID sur l’opération menée le vendredi 19 août par la PHQ Special Striking Team à son domicile, à Palma. Son compagnon, Me Akil Bissessur (40 ans), a expliqué à la police que tous deux s’étaient rendus à Tamarin ce soir-là pour dîner dans un restaurant. Par la suite, ils seraient rentrés directement à Palma sans s’arrêter en chemin, ni même prendre un sac noir, le quadragénaire précisant simplement qu’ils se trouvaient dans la voiture de Sweety Moheeputh, une Nissan de couleur grise.
Le CCID a alors voulu confronter cette dernière à la version d’Akil Bissessur, mais celle-ci a refusé de répondre, préférant faire valoir son droit au silence sur la question. Les rares fois où la suspecte a parlé lors des séances d’interrogatoire, c’était pour dire qu’elle ne fait aucun trafic et qu’elle ne sait rien sur la provenance des 52 g de drogue synthétique saisis chez elle par l’équipe de l’ASP Ashik Jagai. Les enquêteurs souhaitent malgré tout que celle-ci collabore, car sa version pourrait s’avérer déterminante pour la suite. Et l’équipe du DCP Jangi laisse entendre que l’attitude de Sweety Moheeputh déterminera la position de la police lorsque sa motion de remise en liberté conditionnelle sera présentée au tribunal de Bambous, le 7 septembre.
De son côté, Akil Bissessur a déjà fait face à plus de 120 questions lors de ses séances d’interrogatoire. Ses avocats ont présenté la deuxième motion pour sa remise en liberté conditionnelle en l’espace de deux semaines. Par ailleurs, la police est dans l’attente des examens des cellulaires, de la tablette et des comptes bancaires du suspect.
Quant à Sweety Moheeputh, elle a fait l’objet de quelque 70 questions jusqu’ici, tandis que sa première motion de remise en liberté conditionnelle n’a, elle, pas encore été débattue. La police doit encore l’interroger sur ses mouvements dans la maison lorsque la PHQ Special Striking Team a débarqué, aux alentours de 22h. Enfin, en ce qui concerne les prélèvements sur les paquets de drogue, le Forensic Science Laboratory devrait s’atteler à cette tâche bientôt.
Par ailleurs, l’équipe des avocats des Avengers s’intéresse au cas de Rigg Singh Needroo, qui sera appelé en Cour intermédiaire à la mi-septembre pour « trial », et qui était représenté par Me Akil Bissessur. Ce dernier n’a cependant pu préparer convenablement son affaire du fait de sa situation actuelle. Aussi, les Avengers pourraient s’occuper de ce cas avec une série de questions adressée à Kobita Jugnauth, épouse du Premier ministre, Pravind Jugnauth.
L’accusé fait face à une charge de Using an information & Communication service for the transmission of a message which is grossly offensive en infraction avec les sections 46(h)(i) et 47 de l’Information and Communication Technologies Act.
La police accuse Rigg Singh Needroo d’avoir utilisé son compte Facebook pour commenter sur la page d’un quotidien qui rapportait les propos du Premier ministre, soit « Mo ena enn sel madam, mwa ! » L’accusé aurait en effet posté un commentaire jugé offensant.
Six personnes se trouvent sur la liste des témoins, dont cinq sont des policiers issus de la Cybercrime Unit, de l’IT Unit de la police et de la police de Roche-Bois, en sus du constable Baboo Purguss. Cet élément de la CID de Terre-Rouge est suspendu de ses fonctions depuis les récentes allégations de brutalités policières, et qui avaient fait la une des médias cette année.
Le policier a aussi été victime d’un grave accident de la route après sa libération conditionnelle, en juin. Alors que le sixième témoin pour ce procès est Kobita Jugnauth.

